Mort de Nicolas Ker

Nicolas Ker died.
Nicolas is gone…
L’ange noir à la fureur de vivre.
Le dandy incandescent à la voix d’or, au rire dionysiaque, au cœur déchiré…
Nous te pleurerons toujours.

Arielle Dombasle.

Making of du clip “Deconstruction of the Bride”

Découvrez les coulisses de l’enregistrement puis celles du tournage du clip “Deconstruction of the Bride”, le nouveau single d’Arielle Dombasle et de Nicolas Ker.

Une union sacrée entre Arielle Dombasle et Lilian Rolin officiée par un prêtre incarné par Simon Liberati et menacée par un rôdeur, interprété par Nicolas Ker.
Une abbaye en ruines hantée par la présence de six funestes mariées.
Gothique, romantique et déjanté, “Deconstruction of the Bride” est le nouveau clip d’Arielle Dombasle et de Nicolas Ker.
Extrait de leur album “Empire”, déjà disponible.

Regardez “Deconstruction of the Bride”, le tout nouveau clip d’Arielle Dombasle et de Nicolas Ker :

Arielle et Nicolas : Unis pour l’Empire et le Meilleur (Paris Bazaar)

Résolument onirique, absolument unique, Empire est un album rare donc précieux. Fruit de la rencontre d’Arielle Dombasle avec Nicolas Ker. Deux artistes comme deux faces d’un même astre. Passionnants et tout à fait fascinants.

C’est d’abord le sourire d’Arielle, solaire, généreux et lumineux comme un premier jour de printemps. C’est ensuite le rire de Nicolas qui déchire la brume sombre d’où il émerge. Après ? Après, le temps ouvre de lui-même la parenthèse. Et c’est ainsi que débute la rencontre. D’emblée magique.

Paru en juin dernier, trois ans après La Rivière Atlantique, Empire est leur deuxième opus. On le découvre comme on découvre une île dont personne n’aurait encore foulé les rivages, un continent qui aurait échappé à tous les radars. Cet autre monde tout à la fois proche et loin du nôtre, Nicolas Ker en a dessiné la carte, Arielle Dombasle est venue l’habiter.

Les images dont elle a eu le désir depuis sont venues prolonger le voyage comme le récit. Huit petits films somptueux, sombres ou flamboyants, tournés malgré le grand enfermement auquel Arielle ne s’est jamais résolue. Autant d’invitations à les rejoindre tous les deux sur ces terres aussi belles qu’étranges.

Au premier temps de leur valse créative, il y a eu cette rencontre au Cirque d’Hiver en septembre 2014. Ce jour-là, sans qu’ils le sachent tous deux, le soleil avait rendez-vous avec la lune.

« Quand j’avais seize ansse souvient Nicolasj‘écoutais The Cure, Jesus and Mary Chain, le Velvet Underground et j’allais voir les films d’Arielle, ceux qu’elle tournait avec sa grande amie Virginie Thévenet et puis celui qu’elle avait réalisé, « les Pyramides Bleues » … Je formais mon goût, elle faisait partie de mon univers…

Au Cirque d’Hiver, les filles du Cabaret Burlesque avait organisé une sorte de spectacle. Poni Hoax était le backing band, donc on jouait pour tout le monde… Il y avait aussi Arthur H, Rossy de Palma, Tigerman, et Arielle…

Moi, le souvenir que j’en gardeajoute Ariellec‘est la voix… la voix de Nicolas. J’ai vu, j’ai entendu, et j’ai perçu la force magnétique de Poni Hoax… une force incroyable ! Et on a commencé avec Nicolas une conversation sur les écrits de Pasolini notamment… Et je me suis dit : « Comme c’est rare un musicien qui a comme ça une telle sensibilité, et un territoire de connaissance littéraire qui me correspond tellement ! » …

Moi, j’avais pas comprispoursuit NicolasEntre deux répétitions, on déjeunait au khebab avec le groupe. Arielle nous a rejoints, elle qui est végétarienne… Ça m’a semblé saugrenu (sourire)… Elle est venue s’asseoir à côté de moi, et on a parlé de plein de choses… Moi devant mon plateau de khebab, elle devant sa salade… (rires)…

Et sur le chemin du retour vers le studio Bleu où on répétait, j’ai percuté d’un coup : « Les Pyramides Bleues !! » … Je ne m’en étais pas rappelé ! Parce que pour moi, Arielle, à force, c’était devenu une figure télévisuelle… Et là, j’ai tilté, tout m’est revenu (sourire)… Voilà, c’était la première demi-heure de notre rencontre (sourire)…

Et ce qui était incroyableraconte Arielle,  c’est que je ne connaissais pas du tout les débuts de Pink Floyd, les Stooges, Joy Division, Morrissey… Toutes ces voix qui ont fait celle de Nicolas, et ça m’a ouvert une perspective de connaissances que j’avais à peine effleurées… 

Comme récemment, glisse Nicolasquand cette semaine je vous ai fait davantage découvrir Léonard Cohen…Ouipoursuit Arielle, je ne connaissais de Léonard Cohen que « Suzanne » ou « The Partisan », Nicolas m’a fait lire et découvrir sa poésie…

Donc, ce sont avec Nicolas des découvertes fondamentales… C’est comme une boule à facettes qui renvoie des éclats de lumière éblouissants… C’est une conversation qui continue toujours…

Et je pense que Nicolas est vraiment la personne qui connaît le mieux, à l’endroit comme à l’envers, aussi bien Bowie que Joy Division ou que… Ou que Philip K. Dick, ajoute Nicolaset la science-fiction que je vous ai fait découvrir, le cyber-punk, les jeux vidéos, des choses modernes…

On s’est d’ailleurs mis d’accord sur cette phrase de Rimbaud qui est impérissable : « Il faut absolument être moderne! » Évidemment, j’ai lu aussi Homère, Dante, Platon, les grands classiques mais il faut absolument être moderne !

Oui, souligne Arielle, il y a quelque chose du parcours initiatique… Et en même temps, elle a formé mes goûts quand j’avais seize ans, précise Nicolas, je n’imaginais même pas qu’un jour j’allais rencontrer Arielle Dombasle ou Virginie Thévenet… Je n’imaginais même pas que j’allais être musicien ou artiste. À l’époque, je faisais des études scientifiques… Oui, il a fait Maths Sup et après… il a bien tourné (rires)…

Il s’est tourné vers cet univers vraiment profondément rock, qui est cash… Ah oui, je m’étranglais avec mon micro dans des caves devant cinq pékins (rires)… Et je trouve formidable, poursuit Arielle, d’avoir cette vérité… On vit tellement dans un univers de fake, de faux-semblants…

Ces rockers qui se jettent sur un canapé en buvant une bière, en faisant semblant d’être dans la révolte, la douleur… C’est tout fake… Tandis que Nicolas, c’est vrai. Et c’est pour moi fondamental… Nicolas est une quintessence du rock… Et c’est ça qui est rare. »

Quand Arielle évoque l’écriture de Nicolas, elle parle de « versets » et de « psaumes » , parfois hermétiques avec, comme chez Léonard Cohen, un sous-texte » crypté, très beau et très évident » . Elle apparente son rôle à celui des moines copistes. Un travail d’enluminure dont elle a pensé chaque plan et chaque lumière, apportant à leur oeuvre commune son propre langage poétique, celui de la belle image qui fait sens.

Nicolas, qui connaît bien le visage de chacun de ses propres démons, confie la patience angélique dont Arielle n’a cessé de faire preuve à son égard. Il sait que tout le monde ne comprend pas les excès auxquels sa fragilité et ses blessures profondes parfois le mène. Il s’est vu quelques fois si bas.

« Ce qui s’est passé aussi pour « Empire », c’est que Nicolas a beaucoup écrit en étant à l’hôpital… Il était dans une phase d’auto-destruction dramatique… Je dis toujours qu’il est un « survivor » des rockers qui meurent à vingt-sept ans… Son histoire est celle des peintres et des poètes…

Et c’est vrai qu’à notre époque qui est très hygiéniste, qui est sur les rails du conformisme, c’est plus difficile… Mais moi, j’aime les poètes… J’aime, aussi bien en peinture qu’en littérature, le romantisme… J’aime la figure de Baudelaire, le club des Hashischins…

Et on a ensemble une même exigence… On n’essaye pas de se mettre sous la chape, sous la grande sourdine du conformisme… Nous sommes dans le romantisme dans le grand sens du mot… C’est Kleist et Novalis (sourire)… 

La musique de Nicolas, ce qu’il compose est pour moi très inspirant… Je crois que l’important dans l’existence, c’est l’inspiration et d’aller au bout, de rester fidèle à ce qu’on aime vraiment…

On est obligé de faire tellement de trucs où on se met au diapason du support, comme les émission de télé où on vous fait parler de n’importe quoi et on y va juste pour pouvoir mettre un tout petit peu d’éclairage sur ce qu’on fait vraiment… Mais il y a tellement de blabla et de fausses infos autour de l’oeuvre… »

Ce qu’a été jusqu’ici le chemin de l’une et de l’un, ce que sont leurs vies aujourd’hui encore les rendent tous deux absolument uniques et magnifiquement singuliers. Arielle Dombasle et Nicolas Ker demeurent définitivement deux étrangers. Ils habitent ici mais ils sont d’ailleurs. Tout à la fois « foreigners » et « strangers » comme le souligne Arielle.

Ce qui explique aussi la beauté et l’étrangeté émouvantes d’Empiredont les musiques, les chants et les images bougent nos lignes et bousculent allègrement les conventions comme les injonctions du moment.

D’ailleurs, d’hier, d’aujourd’hui et sans doute de demain aussi, Arielle et Nicolas ont ensemble inventé un monde. Savoir qu’ils existent réenchante le nôtre. Simplement. Résolument.

O.D

Empire, le deuxième album d’Arielle Dombasle et Nicolas Ker, paru chez Barclay/Universal

“Deconstruction of the Bride”, le nouveau clip extrait de l’album Empire !

Six funestes mariées dans un cimetière. Simon Liberati en prêtre officiant une union à la fois sacrée et maudite. Une abbaye en ruines. Et un rôdeur…

Gothique, romantique, rock et déjanté, “Deconstruction of the Bride” est le nouveau clip extrait de l’album Empire d’Arielle Dombasle et de Nicolas Ker !

Découvrez le romantisme noir de “Deconstruction of the Bride”, le nouveau clip d’Arielle Dombasle & Nicolas Ker :

Empire, le dernier album d’Arielle Dombasle et de Nicolas Ker est disponible :

Alien Crystal Palace, le film culte, en DVD !

Dès sa sortie en 2019, Alien Crystal Palace entre directement dans le cercle fermé des films cultes ! Retrouvez-le dès a présent en DVD !

Un film réalisé par Arielle Dombasle avec Nicolas Ker, Asia Argento, Michel Fau, Christian Louboutin, Ali Mahdavi et Thaddaeus Ropac.

« Un objet étonnant. Une oeuvre déjà culte. »

Les Inrocks

« Une tragédie musicale, baroque et narcotique. Le film le plus psychédélique de ce nouveau millénaire »

Technikart

« Fantaisiste et obscur. Sauvagement cultivé. A voir comme une fête. »

Libération

« Dans cette recherche de la fantasmagorie, cet Alien est le plus perché. Et donc une petite merveille. »

Transfuge

Un savant manipulateur d’âmes tente de recréer le couple idéal selon le mythe d’Aristophane, celui de l’androgyne cherchant inlassablement sa part manquante, l’amour parfait. Il a repéré de nouveaux sujets pour son expérience : Dolorès Rivers, romantique cinéaste underground, et son miroir inversé, Nicolas Atlante, chanteur de rock fou et vénéneux. Le magnétisme opère, le diable s’en mêle, les crimes se succèdent…

Bonus :

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Regardez le nouveau clip, “Desdemona” !

L’Empire d’Arielle Dombasle et de Nicolas Ker n’a pas de fin . Il se poursuit aujourd’hui avec “Desdemona”, un clip rock et baroque dans lequel amour et jalousie sont les maîtres mots.

Desdemona :

Empire, le nouvel album d’Arielle Dombasle et Nicolas Ker, déjà disponible !

Sortie du clip “The Palace of the Virgin Queen”

Après “Just Come Back Alive”, “Le Grand Hôtel”, “Humble Guy” et “Twin Kingdom Valley”, place à “The Palace of the Virgin Queen”, un mix extatique de pop (très 80s !), rock (glam) et d’électro.

C’est l’un des titres les plus débridés d’Empire, album unanimement salué en média comme l’un des plus surprenants et réussis d’une année où chacun est tenu de vivre, au mieux, en demi-teinte…

La chanson, comme l’album entier, évoque l’insoumission, la liberté sur fond de quête d’absolu, d’intensité. Une célébration disruptive et radicale du plaisir. Indispensable.

Extrait d’Empire, le nouvel album d’Arielle Dombasle et Nicolas Ker, déjà disponible !

La chanteuse iconique et le punk anachronique (Le Réveil Culturel)

Rencontre avec la comédienne et chanteuse Arielle Dombasle et l’auteur compositeur, Nicolas Ker, pour la sortie de leur album, Empire.

Tewfik Hakem s’entretient avec la comédienne et chanteuse Arielle Dombasle et l’auteur compositeur, chanteur, Nicolas Ker, à propos de la sortie de leur album, Empire (label Barclay-Mercury). Le duo était en concert, ce jeudi 17 septembre, à La Maroquinerie (à Paris).

Nicolas Ker

Le titre de l’album “Empire” a trait pour moi à Jim Morrison qui disait que notre réalité était un univers carcéral, et qu’il voulait en sortir. On s’est adapté l’un à l’autre, Arielle Dombasle et moi. Elle a une voix protéiforme. Je lui ai interdit d’utiliser sa voix de Conservatoire, pour utiliser plutôt une voix murmurée – une voix murmurée ou une voix de country.  C’est vrai que sur le chant, je n’écoute personne, je suis mon propre guide.

Arielle Dombasle

ll m’a dirigée, il voulait cette voix que j’avais. Ce qui s’est passé, c’est une inspiration de composition chez Nicolas, et l’idée aussi d’être accompagné de ses musiciens de toujours. “Le Grand Hôtel” est la seule chanson en français, le premier titre que Nicolas ait repris d’une chanson écrite jeune homme.

Nicolas Ker

J’ai eu du mal à faire ce disque, pour des problèmes de santé, avec des mois et des mois d’hospitalisation. Ça a été difficile. Aujourd’hui, j’ai l’impression d’être en convalescence, je recommence à vivre. En général, je tutoie les gens, c’est avec Arielle Dombasle que j’ai appris le vouvoiement.

Arielle Dombasle

Je viens d’une famille où l’on se vouvoyait. Le vous est une caresse, et tellement joli. 

” On a une voix, c’est comme des chevaux qu’il faut amadouer, et trouver les couleurs qui vont avec ” 

Je viens d’un parcours très classique avec le Conservatoire, où j’ai appris l’opéra, le bel Canto… Il y a une grande altérité entre Nicolas Ker et moi. Ce qui m’a attirée chez lui, c’est sa voix, bouleversante.  

Pour en savoir plus…

A voix nue, Arielle Dombasle, mai 2015

Empire, le nouvel album d’Arielle Dombasle et Nicolas Ker est déjà disponible !

Swagger and sway beneath a neon glare (Culture Catch)

Some albums are sublime confections. A perfect amalgam of style, poise and kookiness. One such venture is Empire the second explosion of songs from Nicolas Ker (Poni Hoax) and his muse Arielle Dombasle. At first sighting they are an unusual pairing, the French-Cambodian rocker and the respected actress/singer with the sultry voice and ghostly air. It shouldn’t work, but does, quite perfectly. If you like your pop intelligent, riven with references and old fashioned elegance, then this is the confection for you. Like a cross between Nick Cave/Leonard Cohen, Ker drawls and intones, and Dombasle evokes Marie Laforet/Vanessa Paradis in her vocal slinks and quivers. An elegance and wit is at large. Tongue in chic and shooting perfectly from the hip. Think Lee Hazlewood and Nancy Sinatra exiled from LA in the French rain. It would all fall asunder if Ker wasn’t such an astute creator and embroiderer of superb songs. The album, like many has been delayed because of the current world crisis, but has been well worth the wait and the anticipation, with the delicious confetti of videos to charm and insinuate an increased sense of desire. 

Arielle Dombasle sur la plage pour Paris Match

A perfect amalgam of style, poise and kookiness.

Proceedings launch with the jaunty “Humble Guy” a song that blends Ker’s dulcet tones with Dombasle’s piping and kittenish ease and a Sixties orchestration that suggests both London’s Carnaby Street and a neon drenched interlude in Paris.

A lyric about a sense of failure, but one imbued with a delightful air of flippant sadness.

“Twin Kingdom Valley” has a Kraftwerk reminiscent heartbeat motif and an air of louche decadence. A song of narcissistic trepidation, it twists effortlessly along and slowly fades away, whilst lingering and loitering long in the memory. “Desdemona” possesses a tremendously catchy marching band conceit that allows it to step along with a wonderful automaton inflection, as Ker’s voice underpins things like a officer barking out commands whilst Dombasle pouts and soars.

“Le Grand Hotel” stands as the sole French sung confection. A mix akin to Serge Gainsbourg and Jane Birkin, neatly underpinned by violin. Evocative moody and bewitching, and as Dombasle delivers an effortlessly wan vocal, Ker anchors the song with his distinctive lower register. A near perfect slice of wayward despair.

“Just Come Back Alive” contains a Giorgio Moroder-theme of European pop-disco textures, and a catchy hook, a catwalk sense of movement and odd riffs, before a subtle explosion of strings and drums, catchy and memorable it develops into an epic of almost cartoon-like proportions. 

A mixture of need, a plea, and a command. As assured as it is honest, and a curt expression of vulnerability.

“Lost Little Girl” has a sweet, deceptive melody that rises and builds like The Stranglers did at their best. A strident confident song that flows and swerves in decided counterpoint to the tone of the words. There is an annoyingly infectious Euro-pop nod and wink in “The Palace Of The Virgin Queen” but it is effectively reigned in by an almost Rammstein heaviness, but it could still ignite like wildfire with its sparks of catchiness. A creation that should be remixed into an addiction for the ears, in all its dark and light nursery rhyme-like glory. More than faintly bonkers it has a life of its own that suggests the influence of the late Klaus Nomi. 

An increased sense of desire.

The appropriately named “A Simple Life” is a mixture of Baroque folk and Francoise Hardy ’60’s elegance and shows what a refined instrument Dombasle’s voice is. It bridges a perfect quiet interlude in the midst of such stylised concision. Utterly beautiful, and with a timeless brevity, the piece glides and sways like a leaf falling in the breeze. 

Arielle Dombasle dans le clip "Le Grand Hôtel"

“Deconstruction Of The Bride” unleashes a manic industrial filmic soundscape, a nightmare that flies above tinkling stabs of piano. A gothic panorama of the mind with a plethora of descending chords, it throbs and rises, and falls to again soar. Melding the likes of Ministry with Nine Inch Nails it betrays the breadth of shade that the album houses, without ever jarring the tonal landscape of its varied proceedings.

An exquisite journey.

With “The Drowning Ocean” we are treated to a Glam-like piano fueled epic, akin to Mott The Hoople’s “All The Way From Memphis.” An accomplished partial pastiche that presents itself as forceful plea to treat the world with respect, a rock ballad of exquisite ache and accomplishment, it departs with a welling wealth of poignant orchestration. 

“Enter The Black Light” arrives like a subdued and smouldering piece of of mannered elegance. Prancing and preening in darkened majesty, this stands as a song haunted by Nick Cave’s restrained and tempered sense of pomp, as it slithers like a snake recoiling into darkness.

Finally “We Bleed For The Ocean” bewitches, an ethereal hymn for ecological sense, with a dirge-like beauty and Dombasle in the role of a warning siren. A fitting conclusion to a palette of finesse and splendid inspiration, and so the red velvet curtains, finally and quietly, swish together in conclusion.

Arielle Dombasle en sirènr pour la campagne #PickUpThePlastic

Albums like Empire are rare. The visions it contains are wide but perfectly reigned in, and breathing, living proof that artistry remains a force we should cherish and desire in a world increasingly engulfed by auto-cued mediocrity. Splendidly, unashamedly romantic and decadent, this is a work that transcends its European origins by being universally appealing. Ker has a knack for distinctive and accomplished song-craft and in Dombasle he has the perfect counterpoint of light to illuminate his darkening scores. The whole thing exerts a sense of manicured madness, but never veers off the edge, and if it does it brings the listener back. All part of the exquisite journey. 

Here is an album that reveres its ghosts with kindness. Listen and you’ll see them rise in their refined and haunting glory. And somewhere in the rain a blue neon sign crackles and dies.

Pochette de l'album Empire d'Arielle Dombasle et Nicolas Ker

Empire, Arielle Dombasle & Nicolas Ker’s latest album is out now !

Get your tickets for Arielle Dombasle & Nicolas Ker’s concert at La Maroquinerie (Paris, France) on September 17th !

Le chant envoûtant d’Arielle Dombasle et Nicolas Ker (Le Point)

Le duo bizarre et fascinant est de retour avec un deuxième album rock et baroque captivant. Rencontre avec deux artistes, sans limites.

Arielle Dombasle & Nicolas Ker par Charlélie Marangé

En janvier, l’actrice et chanteuse Arielle Dombasle a fait le buzz en enfilant sa queue de poisson pour rejoindre quelques ensorceleuses au fond des mers et chanter « We Bleed for the Ocean », avant de périr étouffée avec de la Cellophane. Ce clip choc viral annonçait la sortie de son nouvel album Empire, écrit et composé avec Nicolas Ker, le chanteur sombre de Poni Hoax, sa nouvelle âme sœur musicale, avec qui elle avait déjà sorti un album punk rock (le duo en avait interprété un extrait sur le toit du Point Pop) et imaginé le film gothico-fantastique Alien Crystal Palace. Inspiré par Philip K. Dick, David Bowie, Jim Morrison et Nick Cave, cet opus est le produit d’une alliance bizarre rock et baroque. La production est fine, à la fois nostalgique et futuriste, avec des cordes qui font rêver, des guitares qui semblent résonner depuis les années 1970 et des beats néoélectroniques. La voix de Dombasle monte haut retrouver celle de Ker qui chute dans les graves, mariage poétique fragile, humain, émouvant. Leur Empire, c’est Malkuth, le monde matériel, « le stade ultime de la forme dense et palpable, le lieu où force et forme se dégradent et se rompent », explique Ker, poète maudit qui se noie dans l’alcool et l’autodestruction. Dans leur dernier clip, « Humble Guy », ils explorent ce concept à fond. Lors d’une déambulation nocturne de Nicolas, la peau d’Arielle se fait plastique, elle se transforme en poupée gonflable sexy. Captivant. Rencontre avec deux artistes, sans limites.

Le Point Pop : Enfant déjà, La Petite Sirène était votre conte préféré ?

Arielle Dombasle : C’est LE conte initiateur. Il fait beaucoup pleurer les petites filles, qui s’identifient toutes à elle. C’est une figure mythologique qui cristallise quelque chose de très fort, avec cette idée aussi que pour plaire aux êtres humains, et notamment aux hommes, il faut sortir de son règne pour aller dans un autre règne et en souffrir. C’est tellement beau.

Nicolas Ker : Les sirènes sont dangereuses. Dans L’Odyssée, le chant des sirènes pousse les hommes à la mort.

Quel chant vous fait cet effet ?

N. K. : « All Tomorrow’s Parties » du Velvet Underground est totalement hypnotique. J’ai l’impression qu’elle vient de l’antiquité sumérienne ! Une sorte de rituel de la lune.

A. D. : Le principe de la musique est un envoûtement extrêmement secret et mystérieux. Pourquoi une série de notes vous met dans un état d’aussi grande émotion et bouleversement ? Quand les gens pensent à leur existence, ils ont des moments musicaux en tête. La musique, comme dit Nietzsche, nous met au-dessus des êtres et nous pousse vers les cieux. Avec le chant, qui est par définition enchanteur, on arrive à toucher. C’est à la fois une plainte et une prière.

Nicolas Ker, votre premier album avec Arielle, La Rivière Atlantique, avait quelque chose d’océanique. L’eau est toujours un élément important dans l’atmosphère musicale que vous avez voulu créer dans Empire ?

N. K. : En général, les musiques me viennent entièrement dans la tête. Je ne les compose pas, elles tombent du ciel, entières. Arielle me donne une fréquence, par exemple balalaiki pour « We Bleed for the Ocean », et j’essaie de me brancher dessus. J’entends toutes les variations. Je me sens au service des chansons qui tiennent à naître, plutôt que leur artisan. Elles sont différentes de moi. C’est un processus assez mystérieux finalement.

Arielle Dombasle, si vous étiez un élément, ce serait l’eau ?

A. D. : Absolument. D’abord, on naît dans le liquide amniotique : notre première existence est totalement aquatique. Notre espèce serait peut-être même née dans l’eau d’après certains scientifiques, mais sans aller aussi loin (rires), j’ai grandi au Mexique, un pays bordé par l’Atlantique et le Pacifique, des rivières et des lacs. Très tôt, j’adorais l’eau et nager. J’ai même été championne de natation sur le dos au lycée. Si je mettais bout à bout tous les moments que j’ai passés dans l’eau, ce serait au moins 5 ans en continu. Je me suis aperçue de la transformation des lacs et océans ces 10 dernières années et j’ai voulu agir en faisant ce film et cette musique, utiliser la métaphore, pour sensibiliser les êtres à cet immense problème.

Empire, le nouvel album d’Arielle Dombasle et Nicolas Ker, déjà disponible !

Arielle Dombasle et Nicolas Ker seront en concert à La Maroquinerie le 17 septembre ! Cliquez ici pour réserver vos place !

Arielle Dombasle & Nicolas Ker dans Basique (France 2)

Pour Basique, sur France 2, Arielle Dombasle et Nicolas Ker parlent du jour de leur rencontre et de leur nouvel album Empire !

Le jour de leur rencontre :

Découvrez leur nouvel album Empire :

Découvrez les 3 bonnes raisons d’écouter Empire, le nouvel album d’Arielle Dombasle et de Nicolas Ker :

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Arielle Dombasle et Nicolas Ker, “Empire” aux frontières pop (AFP)

Quand deux ovnis partagent un plan de vol: Arielle Dombasle et Nicolas Ker, ex-leader de Poni Hoax, conjuguent leurs voix et leur univers singulier sur un nouvel album, “Empire”, aux belles coutures pop.

Le dernier single, “Humble Guy”, aux ourlets seventies, est assorti d’un clip dans Pigalle la nuit, lui déambulant dans la rue et elle dans la vitrine d’un sex-shop où se reflètent des néons-paroles de la chanson.

Le making-of de la vidéo, réalisée pendant le confinement – dans une “configuration surréaliste, Dada, avec cette ville fermée” comme elle le dit – vaut le détour.

“J’ai fait visiter Pigalle à Arielle, elle était fascinée par les sex-shops, mais tout était fermé la nuit. Elle est revenue toute seule le lendemain”, raconte-t-il à l’AFP, aux côtés de la diva. Lui dans le canapé, elle assise sur la moquette d’un palace parisien, clin d’œil à un de leur titre, “Le Grand Hôtel”.

“Il y avait juste un vieux libidineux dans une échoppe de lingerie ouverte, décrit-elle. Heureusement il ne m’a pas reconnue (rires). Il me disait: “Tu t’appelles comment? Viens je vais te montrer les corsets” (rires). J’étais vraiment la seule cliente et ce type ne faisait que de me pincer le bras (rires). Je lui ai dit +je m’appelle Candy+ (rires)”. “Un vieux nom d’escorte !”, s’esclaffe-t-il.

“J’ai beaucoup désobéi”

“Il y avait ce vêtement en vitrine, avec ce mannequin qui me ressemblait, enchaîne-t-elle. Je voulais surtout l’étiquette du vêtement pour le clip, le type devait se demander “mais c’est quoi son trip?” (rires). Il était super bougon (rires). Bon finalement, il m’a jeté l’étiquette (rires)”.

Les deux artistes se vouvoient, alors qu’ils en sont à leur deuxième album et ont aussi un film en commun. Toujours aussi inclassables. “J’ai beaucoup désobéi pendant le confinement, je me suis promenée la nuit dans les parcs fermés”, lâche-t-elle. Et travailler en studio avec lui – survivant d’une existence totalement rock’n’roll – c’est comment? “Nicolas est défoncé ou “available” (disponible en anglais), rigole-t-elle. On fait avec”.

Leur association n’étonne pas Matthieu Culleron, auteur d’un fabuleux documentaire sur une tournée tout en excès de Poni Hoax, “Drunk In The House Of Lords”. “Leurs comportements ne sont pas en rapport avec les canons médiatiques. Mais ils partagent beaucoup de choses. Nicolas a ce côté punk, mais aussi ce côté cultivé, savant”, dépeint le journaliste pour l’AFP.

“Soyez dans le miroir”

A elle la mise en images, à lui texte et musique, ainsi que l’équilibre à trouver entre leurs voix. “Je ne voulais pas qu’Arielle sonne de façon lyrique, je lui disais: “vous poussez trop, soyez dans le miroir. Sauf pour le chant élisabéthain sur ‘A Simple Life'”.

L’album, sorti ce vendredi (chez Barclay/Universal), a de belles pièces dans sa collection, comme “Le Grand Hôtel” – la seule en français, les autres sont en anglais – et “Lost Little Street Girl”. “Une amie m’a dit +toutes les jeunes parisiennes peuvent se sentir concernées+, commente-t-il. C’est la magie de la pop, un texte universel. Mais en fait je parle de ma chatte, Mina, que j’avais recueillie dans la rue, elle léchait un pot de yaourt vide sous une voiture et le mec du kébab en face voulait la chasser (rires)”.

L’animal inspire deux autres morceaux, “The Palace Of The Virgin Queen” et “A Simple Life”. “Quand elle dormait trop, je lui mettais du metal, bon après elle venait me faire chier aussi”, conclut-il dans un grand rire.

Empire, le nouvel album d’Arielle Dombasle et Nicolas Ker, déjà disponible !

Arielle Dombasle et Nicolas Ker seront en concert à La Maroquinerie le 17 septembre ! Cliquez ici pour réserver vos place !

Arielle Dombasle et Nicolas Ker : « Notre duo, c’est de la nitroglycérine » (L’Obs)

Dans une suite grandiose, moulures, moquette et style napoléonien, les deux artistes ne mâchent pas leurs mots sur ce drôle de monde 2020.

« Grâce à l’enfermement, nous sommes au septième ciel avec un ciel tourmenté. Invisible, plus bas. » L’interview d’Arielle Dombasle vient tout juste de débuter et sa parole tend déjà vers une hauteur vertigineuse. Dans la suite Impériale de l’hôtel La Réserve (118 mètres carrés, 5 900 euros la nuit), elle est accompagnée du stratosphérique Nicolas Ker pour défendre leur second album en duo, « Empire », qui sort ce vendredi 19 juin chez Barclay.

Un disque diaphane, comme les rayons qui transpercent le salon napoléonien avec vue sur la tour Eiffel et le Grand Palais lors de cet entretien à deux pas des Champs-Elysées, à Paris. Ces musiques sont bercées d’une production orchestrale et organique et, contre toute attente, après les nombreuses interrogations suscitées en 2016 face à la réunion de ces deux opposés pour l’album « la Rivière Atlantique », cela fonctionne. Quelques semaines après le confinement, qui nous a (chanceusement ?) poussé à se retrouver dans ce décor démesuré, les deux âmes se livrent, sans limite.

Nicolas Ker, pour évoquer, outre la musique, sa tendance à s’autodétruire, l’assassinat devant ses yeux de sa famille par les Khmers rouges, mais aussi son dégoût chaotique pour l’être humain. Arielle Dombasle est, elle, en apesanteur pour évoquer la révolution de notre époque, l’écologie, les arts ou la mythologie grecque. L’occasion, évidemment, de parler de politique. Ils ne partagent pas tout, mais sont, au final, d’accord sur tout. Ces deux fragiles se complètent comme « les notes enharmoniques qui créent l’harmonie ». Entretien croisé.

En 2016, beaucoup disaient de votre union musicale qu’elle était un « coup de com ». On vous comparait même à « la Belle et la Bête ». Avec « Empire », sorti ce vendredi 19 juin, cela ne fait plus aucun doute : vous vous comprenez vraiment musicalement.

Nicolas Ker. Merci. Personnellement, j’aime autant le deuxième album que le premier. Il n’y a jamais eu quelque chose de marketing entre nous. A la base, nous étions des amis. Jamais Arielle ne m’a dit : « On fait un album ensemble ou autre. » Ce n’est pas du tout comme ça que cela s’est passé. Cela s’est fait naturellement.

Arielle Dombasle. On a commencé, il y a six ans, pour accoucher en 2016 de « la Rivière Atlantique ». On a aussi fait beaucoup d’images. Un film dont il a composé la musique, « Alien Crystal Palace ». Nicolas a aussi composé de la musique pour des films dans lesquels je jouais. Et puis ce deuxième album. Là, on a été peut-être dans des conditions un peu plus optimisées puisqu’on avait un vrai studio et que c’était produit par Barclay. Cela a peut-être changé la donne à ce niveau. On avait plus de temps en studio et on a eu plus d’aisance. La première fois, nous étions produits par la Pan European Recording, qui est le meilleur producteur mais très underground.

Cette aisance à jouer ensemble a-t-elle fait sonner cet album différemment ? « Empire » est finalement plus orchestral dans sa production, avec un mixage dissout ?

N.K. Je ne pense pas. C’est l’invention de base de toutes les compositions qui le rendent comme ça. En fait, « Empire », cela devait être juste mon album solo. J’étais en train de bosser dessus pendant « la Rivière Atlantique ». Et j’ai basculé dessus dès qu’on a fini notre premier album. J’ai eu l’idée de demander à Arielle de venir nous aider à désembourber ce projet. J’ai changé radicalement les choses à ce moment précis pour imaginer ce chapitre comme un duo. De toute façon, j’avais enregistré l’album et on m’avait perdu les premières bandes. C’était l’enfer.

A.D. Il y a eu plein d’accidents de création et de recherche. Et puis, on a beau avoir eu les merveilleux studios de Barclay, il y a eu aussi tous les studios pourris, entre nous et les musiciens. C’est comme ça que s’élabore la musique.

Quel serait, selon vous, le fil d’Ariane de ce second chapitre musical ?

N.K. Les hôpitaux. Ou, du moins, il a été composé entre mes nombreuses visites dans les hôpitaux, à cause de mes excès en tout genre. Ce sont ces allers-retours qui ont rythmé l’écriture et la composition. A l’hôpital, c’est horrible. On est attaché au lit, on ne peut pas fumer une clope, pisser tranquille…

A.D. La chanson « Just Come Back Alive » est par exemple très liée au fait que Nicolas est très souvent borderline, dans l’excès, entre la vie et la mort. C’est une position dans laquelle il se retrouve vraiment.

N.K. Je suis suspendu entre le ciel et la Terre. Voilà.

Tel un ange déchu…

N.K. Non, car l’ange déchu est sur Terre. En réalité, moi, je flotte entre ces deux mondes. « Empire », c’est la Terre finalement, la glaise, la matière. Pour moi, ce monde est une prison ordonnée. Pour Arielle, c’est différent, elle trouve cela très gracile. Moi, je suis dans un sable mouvant. Pendant qu’elle gambade sur la piste, avec les gazelles, à côté.

A.D. Sûrement quelque chose comme ça, Nicolas… Quand vous parlez d’« Empire », cela vient de Philip K. Dick [écrivain américain, l’un des auteurs de science-fiction les plus influents du XXe siècle, NDLR]. C’est assez ésotérique, métaphysique, dans sa forme. C’est ancré dans l’idée que le corps devient une prison, ou non. C’est une pensée très moderne.

Une idée très actuelle, en effet, avec le confinement que nous venons de vivre pendant plusieurs semaines en France.

A.D. Absolument… Les gens dans cette période, et pour beaucoup d’entre eux, sont entrés dans la tragédie pour la première fois. Ils ont pensé à la mort ou l’ont vécue. Tandis que pour Nicolas, c’est quelque chose qui lui est familier.

Tristement familier, même. Vous êtes né d’un père français et d’une mère cambodgienne. Vous aviez 4 ans lorsque votre famille maternelle a été exterminée devant vos yeux par les Khmers rouges qui débarquent à Phnom Penh. Est-ce quelque chose qui vous marque toujours au fer rouge aujourd’hui ?

N.K. Vous savez, j’ai perdu ma langue natale en une nuit. C’est quand même étonnant. Je ne m’en rends pas compte, mais je pense que je suis toujours en plein PTSD, syndrome de stress post-traumatique, vécu par certains soldats qui reviennent du front. Même si je le raye de mon moi intérieur, tout ça continue à jouer dans mon inconscient. C’est reptilien, en fait. C’est ce qui me donne ce côté autodestructeur, avec d’autres choses.

On pense souvent, dicté par les arts, la littérature, la musique et les génies qui les composent, qu’un côté autodestructeur devient romantique.

N.K. Non, non, non. Quand j’étais jeune, oui. Et c’est souvent le cas à l’adolescence. Mais plus à mon âge. L’alcoolisme n’a rien de romantique. Cela fait mal. Juste très mal. Ce n’est plus que de la souffrance et des hôpitaux. Je suis un poète maudit, mais après c’est cinq jours d’hôpital, avec des perfusions partout, à se pisser dessus, il n’y a rien de comique. Cela fait vingt-cinq ans que je pense à la mort tous les jours à cause de l’alcool et de mon alcoolisme. Quand on voit que même Mötley Crüe et les Guns N’Roses ont raccroché, c’est dire. Quand ils arrivent à mon âge, 49 ans, ils se calment car sinon ce n’est plus possible.

[Sans transition, des cafés arrivent pour Arielle Dombasle et moi. Un café calva pour Nicolas Ker.]

A.D. Voyez cette jolie employée, obligée de porter son masque en nous servant des cafés… C’est insupportable ! Je ne peux pas m’ôter de l’idée que ce sont des bâillons, comme une muselière. Le visage de l’autre est la chose la plus miraculeuse qui existe sur la Terre. On ne sait plus si les gens sourient. S’ils sont tristes ou au bord de la mort. On ne peut quand même pas tout dire par les yeux, ce n’est pas vrai. Je déteste cet hygiénisme.

Mais c’est indispensable en cette période Arielle… Est-ce que cela vous a permis d’expérimenter d’autres choses ? De réfléchir différemment ? Pas pour vous, Nicolas, puisque vous êtes une sorte de vampire vivant la nuit et déconnecté du temps depuis des années.

A.D. Non, pas du tout. Cela n’a pas changé un iota de ce que je suis. La seule chose, c’est que j’ai désobéi, une fois de plus, et je suis allée me promener à minuit dans un Paris vide. Je suis allée dans les parcs interdits, aussi, et voir Nicolas. C’est ce que j’ai obtenu au cours de mon existence : la liberté en guise d’extase.

J’ai passé ma vie à ouvrir la cage des oiseaux, à sortir des animaux qui étaient dans des cages, à faire en sorte que les animaux et l’animal humain soient libres. Je me suis engagée depuis toujours auprès d’associations comme PETA. Depuis que j’ai ouvert les yeux sur cette planète, je me suis sentie très proche du règne animal, très proche du règne végétal, très proche aussi des gens qui étaient autour de moi. Même si je me suis toujours sentie étrangère partout. Mais j’avais l’idée d’ouvrir les portes. Pour moi, l’enfermement est quelque chose d’archaïque et de barbare.

Nicolas, pensez-vous que cette époque soit propre à la révolution ?

N.K. Pas en Occident, car on se comporte plutôt bien. Les gens sont plutôt civilisés. Après, si vous voulez me parler d’écologie, par exemple, je m’en fous complètement.

C’était l’idée, oui…

N.K. Si l’être humain disparaît de la Terre, cela ne sera pas une grande perte. Voilà mon avis. Il ne faut pas oublier que nous sommes des singes débiles. Même sans nous, il y aura toujours des poissons, toujours des oiseaux, toujours des insectes… L’écologie ne doit pas être centrée sur l’homme. Il faut arrêter les délires. Il y a des millions d’espèces animales, il n’y a pas que l’homme que je sache ? Donc si l’homme disparaît, on s’en fout ! C’est un pet dans l’histoire.

La race humaine est une sorte de dictateur nul, le prédateur ultime. Il n’a aucun ennemi si ce n’est lui-même. Si l’humanité disparaît, ce n’est pas la fin du monde ! Au contraire les coraux se porteraient mieux. Nous ne sommes pas les flics de toute la planète. Et plus l’homme disparaît vite, plus je suis content.

A.D. J’entends ce que vous dites Nicolas, mais je ne vois pas les choses comme ça. Selon moi, c’est comme dans la mythologie grecque. C’est-à-dire Epiméthée qui crée tous les animaux de la Terre. Et Prométhée qui a donné à l’animal humain, le feu et les arts de la guerre. L’homme a commis et commet le péché de se croire immortel et de se croire supérieur à toutes les autres espèces. Mais je crois à la réparation de notre planète. L’être humain est une espèce de miracle, que vous l’aimiez ou pas.

Il y a pourtant des combats à mener en matière d’écologie, malgré votre vision chaotique Nicolas…

N.K. Ce qui me dégoûte ? Comment il se comporte avec ses semblables. Depuis que cette idée a germé dans le débat public, il pourrait, pour seul exemple, avoir mis en place le revenu universel. Quand on pense à toutes les ressources que nous avons à portée de main, grâce notamment à la robotisation, non, ils préfèrent continuer à se la jouer perso. C’est un être d’une mesquinerie et d’une veulerie sans nom.

La redistribution des richesses est donc centrale pour révolutionner notre modernité ?

A.D. Je le pense, oui ! Nous devons tendre vers le mieux.

N.K. Oui, mais pas à la manière des communistes. Car j’ai vu ce que cela a donné : mes parents se sont fait buter par Pol Pot. Le communisme, ça n’a jamais marché. Il y a toujours une classe dirigeante qui censure et qui fout les gens en taule. Après, quand on voit que 1 % de la population mondiale possède plus que les 99 % restants, c’est révoltant. C’est une connerie aberrante et ignoble. Je les vomis. Ni capitalisme, ni communisme.

Pour vous résumer finalement, Nicolas : « Homo homini lupus est » (« L’homme est un loup pour l’homme »). Ceci est également tristement vrai avec la mort de George Floyd, qui a ravivé depuis plusieurs semaines aux Etats-unis, mais aussi dans le monde, les débats sur le racisme.

N.K. Oui, comme vous le dites : aux Etats-Unis. C’est propre à eux. Ou en Amérique latine, avec les autochtones, les Incas. En France, nous n’avons pas le même genre de problèmes. Les théories d’Eric Zemmour, de Marion Maréchal, celle du « grand remplacement », ne font pas florès. La grande majorité des gens ne votera jamais pour quelqu’un qui pense comme ça.

A.D. Dans l’histoire du monde, il y a toujours eu les conquérants et les conquis. Il y a toujours eu la peur de l’étranger, la peur de ce qui ne vous ressemble pas et donc c’est un ennemi a priori. Je ne l’approuve pas du tout, bien au contraire, mais c’est ainsi.

Il est assez déstabilisant de voir à quel point votre amitié est dichotomique, à la manière du yin et du yang qui se complètent.

A.D. Notre duo, c’est de la nitroglycérine. Nous sommes les opposés qui s’attirent. Comme en musique, nous sommes les notes enharmoniques qui créent l’harmonie. Si nous sommes toujours sur les mêmes notes, cela ne marche pas. L’harmonie, c’est le contrepoint.

Revenons-en à la musique, en effet. Cet album « Empire » est quand même taillé pour le live. Pas vraiment la meilleure des périodes, je vous l’accorde, à cause du Covid-19. Comment allez-vous faire ?

N.K. Je n’y ai pas vraiment pensé, mais toutes ces chansons sont faites pour jouer en concert. Ce que je fais, c’est du rock’n’roll. Ce n’est pas de la musique d’avant-garde. Après, pour vous répondre : on jouera dans des petites salles et on commence notre vraie tournée dans des salles plus grandes en janvier.

A.D. Nous n’avons pas le choix. Nous avions des concerts prévus et tout est annulé. On a, par exemple, pris la Maroquinerie le 17 septembre 2020, alors qu’on sait très bien qu’on pourrait remplir la Cigale de Paris. On aime jouer, et le faire. Plutôt que de se dire qu’on pourra remplir un Zénith tranquille en 2022.

N’y a-t-il pas un certain ego trip à vouloir jouer devant le plus de monde possible quand on fait de la musique ?

N.K. Je m’en fous complètement. Je peux jouer devant deux personnes : du moment qu’elles sont contentes, je suis content.

A.D. Pareillement ! Du moment que notre musique les émeut, c’est l’essentiel.

Il faudra réinventer l’industrie musicale face à cette crise du Covid-19. Quels sont les défis à relever ?

N.K. L’industrie musicale est morte depuis longtemps. Parfois, je passe un an et demi sur un album et je touche 30 euros en retour. Plus personne n’achète de disques. Personne autour de moi ! Par contre, il y a des personnes salariées dans ce secteur qui vivent très bien de gens comme moi.

A.D. C’est vrai, Nicolas a fait des disques en solo admirables, et quelques fois il reçoit des chèques de 40 centimes en droits d’auteur. Et ce que vit Nicolas n’est pas un cas isolé. Loin de là.

La rafle du streaming, en quelque sorte…

N.K. Voilà ! Tout le monde écoute ce que je fais sur YouTube. J’obtiens 500 000 vues, gratuites. Mais personne n’achète mes disques. C’est ce qui fait vivre un musicien ! Par exemple, Deezer Premium, c’est un abonnement à 9,99 euros par mois qui donne accès selon eux à 56 millions de titres. Eux, ils ont tout mon catalogue. Et je touche exactement et officiellement 0,0035 centime par écoute. Et ça, c’est si j’ai tous les droits, c’est-à-dire que je suis auteur-compositeur-interprète… Il n’y a pas un problème sans déconner ? Deezer et les autres n’en ont rien à foutre de nous.

A.D. Les Gafa sont les nouveaux pouvoirs impérialistes, voilà. Le pouvoir absolu.

Propos recueillis par Julien Bouisset

Empire, le nouvel album d’Arielle Dombasle et Nicolas Ker, déjà disponible !

Arielle Dombasle et Nicolas Ker seront en concert à La Maroquinerie le 17 septembre ! Cliquez ici pour réserver vos place !

Le nouvel album “Empire” est déjà disponible !

Après avoir découvert le prophétique “Just Come Back Alive”, l’impérial “Grand Hôtel” et déambulé en compagnie de “Humble Guy”, Empire, le nouvel album d’Arielle Dombasle et Nicolas Ker, est désormais disponible en CD et en vinyle !

https://arielledombasle.lnk.to/Empire

Place à l’Empire rêvé d’Arielle Dombasle et Nicolas Ker où les douze titres qui composent l’album forment un “bijou d’une beauté musicale évidente” (Laurent Goumarre, France Inter).

Just Come Back Alive (Clip officiel) :

Le Grand Hôtel (Clip officiel) :

Humble Guy (Clip officiel ) :

Twin Kingdom Valley (clip officiel) :

The Palace of the Virgin Queen (clip officiel) :

Desdemona (clip officiel) :

Empire, le nouvel album d’Arielle Dombasle et Nicolas Ker, déjà disponible !

Achetez l’album Empire sur Amazon maintenant !

Dans le prolongement du challenge #PickUpThePlastic lancé par Arielle Dombasle, un euro sera reversé à la fondation Nicolas Hulot pour tout achat de l’album Empire.

Arielle Dombasle & Nicolas Ker en couverture de Technikart

En juin, retrouvez Arielle Dombasle et Nicolas Ker en couverture du magazine Technikart !

Nicolas Ker et Arielle Dombasle, auteurs du somptueux Empire, vivaient déjà dans un espace-temps parallèle. Et si nous profitions de la promesse d’un monde nouveau pour les y rejoindre ? Rencontre lunaire.

On ne s’est pas embrassés, mais c’était tout comme. En retrouvant Arielle Dombasle et Nicolas Ker dans ce studio photos de la Mairie de Clichy à la mi-mai, ces derniers mois de mise à distance s’effacent d’un coup. En un bonjour chaleureux, c’est le retour à l’anormale. Les gestes barrières ? Très peux pour nous !
Le crooner post-apocalypse et la chanteuse lyrique sont là pour nous parler de leur nouvel album à deux. Première impression : en ayant traversé un Paris terrorisé par les mesures sanitaires, celle d’être en présence de deux dangereux punks. Tant mieux. Nous tentons de leur dire tout le bien que nous pensons de cet album, Empire, écouté en boucle ces dernières semaines. De ses orchestrations dignes du Ocean Rain d’Echo and the bunnymen. Du mariage de leur voix, par moments Cave et Kylie, par d’autres, Nancy and Lee. Un grand disque élégiaque venu à point nommé pour nous accompagner dans ces mois troubles. Mais nos deux étoiles ont d’autres priorités. À commencer par : comment faire pour cloper pendant son interview dans un monde sans terrasse ?

Ce confinement est mal tombé : vous deviez sortir Empire, vous répétiez pour le live…
Nicolas Ker : Avec notre groupe, où il y a Mark Kerr, Henri Graetz au violon et Arnaud Roulin aux claviers, ont fait un boucan incroyable ! On termine par une reprise du Velvet, « Sister Ray ». Ça dure quinze minutes : pendant cinq minutes, Arielle chante du Guillaume de Machaut par-dessus ; puis c’est dix minutes de noise et de disto… Le public d’Arielle, les gens qui ont entre 7 et 77 ans, ils sortent en disant : « Enfin on voit du rock’n’roll ! » Il ne faut pas oublier qu’ils ont connu les Doors, les Stooges… (Arielle et Nicolas allument des cigarettes.)

Pardon, on ne peut vraiment pas fumer ici…
Arielle Dombasle : Qui a dit ça ? Ne vous inquiétez pas : personne ne nous verra. Et si on nous surprend, dites que nous sommes des têtes brûlées – ça va bien avec la cigarette.

Aux Grosses Têtes, vous êtes entre têtes brûlées, non ?
NK : Hélas, Bénichou est mort !
AD : Il avait cet esprit fou, cette espèce de férocité, aucune forme d’autocensure, alors que tout est tellement censuré partout. Le politically correct a tout envahi.
NK : Le puritanisme a tout envahi, je le savais ! Dès que le porno est apparu sur internet, je le disais : dans cinq ans, il va y avoir un backlash… Le porno était tabou avant, c’était initiatique ; aujourd’hui tout est à disposition, sous la couverture du puritanisme.

C’est pareil pour la musique ?
NK : La musique maintenant c’est débile !
AD : Il n’y a plus que des fakes, Nicolas est le dernier des rockeurs.
NK : Je suis comme Sinatra ! Sinatra pleurait vraiment quand il chantait.

Avant toi, Nicolas, il y avait qui ? Daniel Darc ?
AD : Oui, Daniel Darc était le dernier, il incarnait vraiment sa musique, il n’y avait pas de pose.
NK : Il prenait ce qu’il disait au premier degré. Pas comme Christophe. Lui ne me comprenait pas. Il avait demandé ça à sa manageuse un jour, dans sa loge : « Qu’est-ce qu’on fait de Nicolas Ker ? »

N’est-ce pas une question que se posent beaucoup de gens quand tu es dans une loge ?
NK : Je ne vais pas dire du mal de Christophe, le pauvre, mais c’était un entertainer. Il a fait des grands disques, mais il ne croyait pas une seconde à ce qu’il chantait, alors que Sinatra lui y croyait.
AD : C’est pour ça qu’il provoquait l’hystérie : au cœur de ce timbre de velours, il y avait la vérité.
NK : Exactement ! Moi pareil : à l’époque de Poni Hoax, les premiers rangs étaient en larmes !

Un rockeur doit être un agneau sacrificiel ?
NK : Pas forcément. Mais il faut chercher en soi les ressources…
AD : Il faut être habité.
NK : Hanté !
AD : Habité corps et âme et sang.

Toi, Nicolas, tu as trouvé ça chez Arielle ?
NK : Elle est dans l’entertainment.
AD : Je suis plus a performer. J’ai une trajectoire plus classique : des heures et des heures de solfège et de travail sur la voix – la voix est comme un animal qu’on a et qu’il faut dresser.
NK : Vous avez trop fait de films, Arielle ! Vous êtes une actrice ! Je ne suis pas un acteur, moi. Je me fais seppuku sur scène.
AD : C’est pour ça qu’il est tout à fait un personnage de Mishima. Et puis il a cet excès dionysiaque.
NK : Pas tellement, Arielle…
AD : Quand même, si. Énormément. La moitié de l’album a été conçu dans les hôpitaux quand vous faisiez vos rehabs. L’hôpital est un de vos lieux.
NK : C’est insupportable, l’hôpital !

Retrouvez l’intégralité de l’interview d’Arielle Dombasle et de Nicolas Ker dans le nouveau numéro de Technikart (actuellement en kiosque) !

Empire, le nouvel album d’Arielle Dombasle et Nicolas Ker, sort demain. Vous pouvez dès à présent le pré-commander en CD ou vinyle ou le pré-enregistrer sur toutes les plateformes d’écoute et de téléchargement :

https://arielledombasle.lnk.to/Empire

Découvrez aussi « Humble Guy », le troisième extrait de l’album Empire :

Arielle Dombasle et Nicolas Ker se déshabillent (Le Point)

En janvier, Arielle Dombasle a fait le buzz en enfilant sa queue de poisson pour rejoindre quelques ensorceleuses au fond des mers et chanter « We Bleed For The Ocean », avant de périr étouffée avec de la cellophane. Ce clip-choc, viral, annonçait la sortie de son nouvel album Empire, écrit et composé avec Nicolas Ker, le chanteur sombre de Poni Hoax, sa nouvelle âme sœur musicale, avec qui elle avait déjà sorti un album punk rock et imaginé le film gothico-fantastique Alien Crystal Palace.

Inspiré par Philip K. Dick, David Bowie, Jim Morrison et Nick Cave, cet album est le produit d’une alliance bizarre rock et baroque. L’Empire, c’est Malkuth, le monde matériel, « le stade ultime de la forme dense et palpable », « le lieu où force et forme se dégradent et se rompent », explique Ker. Dans leur dernier clip, « Humble Guy », ils explorent ce concept à fond. Lors d’une déambulation nocturne, la peau d’Arielle se fait plastique quand elle se transforme en poupée gonflable sexy. Captivant.

Empire (sortie le 19 juin chez Barclay / Universal)

Empire, le nouvel album d’Arielle Dombasle et Nicolas Ker, sort le 19 juin prochain. Vous pouvez dès à présent le pré-commander en CD ou vinyle ou le pré-enregistrer sur toutes les plateformes d’écoute et de téléchargement :

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Arielle Dombasle présente l’album “Empire” dans C à Vous (France 5)

Mardi soir, Arielle Dombasle et Nicolas étaient les invités Anne-Elisabeth Lemoine dans C à Vous pour présenter leur nouvel album Empire (sortie le 19 juin prochain) !

Du confinement, à Empire en passant par son engagement écologique “Pick up the Plastic”, Arielle Dombasle a ensuite retrouvé Nicolas Ker pour interpréter “Humble Guy”, le troisième extrait de leur nouvel album :

“Je suis écologique depuis toujours ! J’ai vécu au Mexique en tant qu’enfant et j’ai passé ma vie à sauver des animaux. J’adore nager ! C’est pour moi une des grandes sources de bonheur dans l’existence et je me suis aperçue que partout où j’allais, les plastiques avaient envahis la beauté du monde…
Je me suis donc mise à les ramasser depuis plusieurs étés ! C’est un geste assez simple !”

Arielle Dombasle

Pour prolonger cet engagement, un euro sera reversé à la Fondation Nicolas Hulot pour chaque vente de l’album Empire d’Arielle Dombasle et Nicolas Ker.

“Cet album Empire, c’est post-électro ! C’est anglo-saxon à mort ! […] Mais là, ces nappes électros, un très joli ourlet entre vos voix à tous deux et puis de très belles mélodies. Pour tout vous dire, vous m’avez franchement épaté vous et vos musiciens ! C’est vraiment un bel album ! […] Musicalement, j’ai vraiment été épaté !”

Pierre Lescure

Empire, le nouvel album d’Arielle Dombasle et Nicolas Ker, sort le 19 juin prochain. Vous pouvez dès à présent le pré-commander en CD ou vinyle ou le pré-enregistrer sur toutes les plateformes d’écoute et de téléchargement :

https://arielledombasle.lnk.to/Empire

Une émission à revoir en intégralité ci-dessous :

Découvrez aussi “Humble Guy”, le troisième extrait de l’album Empire :

Arielle Dombasle et Nicolas Ker dans On n’est pas Couché (France 2)

Samedi soir, Arielle Dombasle et Nicolas Ker étaient les invités de Laurent Ruquier dans “On n’est pas Couché” pour la sortie le 19 juin prochain de leur nouvel album Empire !

Un album qui n’a pas laissé Christophe Ono-dit-Bio indifférent :

“‘Empire’ est très , très beau. Les cordes sont magnifiques ! C’est très érotique, très décadent ! Cet album est un oxymore : on prend deux mots contraires qui produisent un troisième élément, comme dans l’alchimie, encore plus beau que les deux autres…”

Christophe Ono-dit-Bio

Empire, le nouvel album d’Arielle Dombasle et Nicolas Ker, sort le 19 juin prochain. Vous pouvez dès à présent le pré-commander en CD ou vinyle ou le pré-enregistrer sur toutes les plateformes d’écoute et de téléchargement :

https://arielledombasle.lnk.to/Empire

Découvrez aussi “Humble Guy”, le troisième extrait de l’album Empire :

Arielle Dombasle & Nicolas Ker à la tête d’un Empire détonant (Phenix Webzine)

Arielle Dombasle et Nicolas Ker dévoilent ce vendredi le clip de « Humble Guy », le 3ème extrait de leur nouvel album Empire qui paraîtra ce 19 juin. Nous sommes allés à la rencontre du duo.

Une cantatrice pop et un crooner punk à la tête d’un Empire ? L’idée paraît folle, pourtant c’est bien ce qu’incarne Arielle Dombasle et Nicolas Ker, qui se retrouve une fois de plus sur la même affiche, après leur précédente collaboration sur La Rivière Atlantique.

Une nouvelle collaboration dont on a déjà pu apprécier la beauté avec le premier single « Just Come Back Alive » taxé de prophétique par la critique. Le duo dévoile ce jour une nouvelle vidéo pour le 3ème single « Humble Guy » dans lequel on découvre Arielle, exposée en combinaison sexy dans une vitrine de Montmartre, donnant la réplique à Nicolas qui patience sur le trottoir désert du Numero 19. A cette occasion, nous sommes allés à la rencontre de ce duo détonant, qui a bien voulu nous faire quelques confidences autour de cet Empire.

Arielle Dombasle et Nicolas Ker dévoilent ce vendredi le clip de « Humble Guy », le 3ème extrait de leur nouvel album Empire qui paraîtra ce 19 juin. Nous sommes allés à la rencontre du duo.

Une cantatrice pop et un crooner punk à la tête d’un Empire ? L’idée paraît folle, pourtant c’est bien ce qu’incarne Arielle Dombasle et Nicolas Ker, qui se retrouve une fois de plus sur la même affiche, après leur précédente collaboration sur La Rivière Atlantique.

Une nouvelle collaboration dont on a déjà pu apprécier la beauté avec le premier single « Just Come Back ALive » taxé de prophétique par la critique. Le duo dévoile ce jour une nouvelle vidéo pour le 3ème single « Humble Guy » dans lequel on découvre Arielle, exposée en combinaison sexy dans une vitrine de Montmartre, donnant la réplique à Nicolas qui patience sur le trottoir désert du Numero 19. A cette occasion, nous sommes allés à la rencontre de ce duo détonant, qui a bien voulu nous faire quelques confidences autour de cet Empire.

Initialement prévue le 24 avril dernier, la sortie de votre album a été repoussée au 19 juin prochain, un peu déçus ?

Arielle : Nous sommes dans une nasse mondiale il n’y a pas à être déçus ou pas c’est la première fois dans l’histoire de l’humanité que les écoles les églises et les théâtres sont fermés.

Nicolas : Pas vraiment, le temps n’est qu’une constante fracturée.

Les conséquences sont désastreuses pour l’industrie de la musique avec les concerts qui ne sont pas prêts d’avoir lieu tout de suite. Tout cela vous fait craindre le pire pour la suite ?

Arielle : Le pire n’est pas toujours sur heureusement notre concert à la maroquinerie le 17 septembre aura toujours lieu.

Nicolas : Je suis désespéré par nature, mais également optimiste.

Quel est le secret de votre collaboration, puisque c’est la 2ème fois que vous travailler ensemble après « La rivière atlantique » ?

Arielle : La coïncidence des inconsistents.

Nicolas : On s’entend bien, certainement.

Comment s’est organisée la composition du disque entre deux têtes fortes que vous êtes ?

Arielle : Nicolas compose, écrit, nous avons de longues séances de studio avec nos merveilleux musiciens de groupe. L’inspiration et l’harmonie s’installe.

Nicolas : J’ai écrit et composé l’album, Arielle a géré la logistique, et nos goûts communs ont achevé l’ouvrage.

Le titre de l’album a été trouvé d’un commun accord ?

Arielle : Non c’est Nicolas qui a eu depuis toujours l’idée de ce titre qui résume et symbolise son rapport au monde.

Nicolas : Je l’ai trouvé il y’a longtemps, je ne me souviens même plus pourquoi.

Le premier single Just Come Back Alive a été taxé de prophétique par la presse, c’est l’impression que vous donne ce titre ?

Arielle : Oui Nicolas est moitié sorcier moitié chaman moitié devin.

Nicolas : C’est une coïncidence, mais certains prêtent aux coïncidences une fonction prophétique.

Le grand hôtel avec son clip aux allures de la belle et la belle reflète bien vos personnalités ?

Arielle : Oui.

Nicolas : Oui

Arielle tu es comédienne, réalisatrice, chanteuse et meneuse de revue, comment tu arrives à jongler avec toutes ces casquettes ?

Arielle : Je suis la même partout et c’est la correspondance des sens et des arts cher à Baudelaire.

Face à l’adversité, vous unissez vos voix. Qu’est-ce qui vous a attiré l’un vers l’autre ?

Arielle : L’altérité. L’harmonie et l’inspiration.

Nicolas : Nos dégoûts commun.

Quelle vision portez-vous sur la musique d’aujourd’hui ?

Arielle : Il faut être moderne résolument moderne.

Nicolas : Je n’en écoute malheureusement plus.

Nicolas comment Arielle arrive à te canaliser, toi qui est taxé d’enfant terrible du rock ?

Nicolas : En me laissant faire et en ramassant les verres brisés.

Qu’avez-vous prévue ou que prévoyez vous pour fêter la sortie du disque.

Arielle : Des concerts futur et notamment le 17 septembre à la Maroquinerie.

Nicolas : Nous ne savons pas encore, cela dépendra du déconfinement…

Merci d’avoir répondu à nos questions, la prochaine fois on espère que ça sera autour d’une pizza « trois fromages » fait maison par Arielle :).

Nicolas : Encore faudrait-il qu’elle sache allumer son four.

Empire, le nouvelle album d’Arielle Dombasle et Nicolas Ker sera disponible le 19 juin prochain.

“Humble Guy” le nouveau single extrait d’Empire !

Après le prophétique “Just Come Back Alive” et “Le Grand Hôtel”, “Humble Guy” est le troisième extrait de l’album Empire qui paraîtra le 19 juin. Les voix d’Arielle Dombasle et Nicolas Ker sont à nouveau en parfaite symbiose sur cette ballade rock mid-tempo. Un titre au groove sensuel et magnétique, idéal pour des jours à venir que l’on espère un peu plus libres… Le clip, réalisé par Arielle Dombasle, propose une ballade dans un Paris secret, interlope… où les deux artistes se rencontrent dans les situations ludiques et mystérieuses de la nuit. Il est en effet question ici de se mêler à la lumière magnétique des néons, aux corps libérés des contraintes du jour. Les jeux, les fantasme, tout est permis au “Humble Guy” et à sa muse nocturne. Et toujours, l’élévation comme but ultime de ces nuits électriques.

Découvrez « Humble Guy », le deuxième single extrait d’Empire, le nouvel album d’Arielle Dombasle et Nicolas Ker (sortie le 19 juin 2020).

https://ArielleDombasle.lnk.to/HumbleGuy

Pré-enregistrez l’album Empire sur toutes les plateformes d’écoute et pré-commandez l’album en CD ou vinyle pour le recevoir dès sa sortie le 19 juin prochain :

https://arielledombasle.lnk.to/Empire

Des Notes dans le micro (Fréquence Protestante)

Arielle Dombasle et Nicolas Ker étaient les invités d’Emmanuelle Klein sur Fréquence Protestante pour la sortie de leur nouvel album Empire le 19 juin.

Une interview à découvrir ci-dessous :

Pré-commandez Empire, le nouvel album d’Arielle Dombasle et Nicolas Ker (sortie le 19 juin) :

https://arielledombasle.lnk.to/Empire

Chronique d’Empire (Marie Claire)

Arielle Dombasle et Nicolas Ker par Charlélie Marangé

Pouvait-on imaginer des astres plus dépareillés que le punk-vampire de Poni Hoax et la cantatrice excentrique ?
Pourtant, leur collision fait encore des étincelles sur ce nouvel album où new wave et balades surannées ouvrent les portes d’une galaxie élégante et barrée.

Empire d’Arielle Dombasle et Nicolas Ker (Barclay/Mercury)

Chronique d'Empire dans Marie Claire

Pré-enregistrez l’album sur toutes les plateformes d’écoute et pré-commandez l’album en CD ou vinyle pour le recevoir dès sa sortie le 19 juin prochain :

https://arielledombasle.lnk.to/Empire

Arielle Dombasle dans Ça fait du bien (Europe 1)

Arielle Dombasle était l’invitée d’Anne Roumanoff dans l’émission Ça fait du bien, diffusée vendredi dernier sur Europe 1. L’occasion pour la chanteuse d’évoquer la sortie de son nouvel album avec Nicolas Ker, Empire (sortie le 19 juin).

Arielle Dombasle dans les studios d'Europe 1

“Nicolas Ker a écrit une grande partie de l’album à l’hôpital.”

Arielle Dombasle.

Ecoutez l’émission en intégralité ci-dessous :

Pochette de l'album Empire d'Arielle Dombasle & Nicolas Ker

Empire, le nouvel album d’Arielle Dombasle et Nicolas Ker qui sortira le 19 juin prochain, est déjà disponible en précommande :

https://arielledombasle.lnk.to/Empire

Inclus les singles “Just Come Back Alive” et “Le Grand Hôtel”.

Love Line (My Little Paris)

Arielle Dombasle et Nicolas Ker se prêtent à l’interview “Love Line” de My Little Paris et confient leurs visions de l’amour à Chloé…

“Je crois au principe d’altérité… C’est la rencontre qui va faire qu’on devient quelqu’un ou quelque chose…
C’est un parcours où il y a toujours de la souffrance !”

Arielle Dombasle.

Une interview à écouter ci-dessous :

En attendant la sortie de l’album Empire le 19 juin prochain, découvrez les images du clip « Le Grand Hôtel » :

“Entre nous, c’est une évidence” (Pure Charts)

Plus de trois ans après « La rivière atlantique », Arielle Dombasle et Nicolas Ker se retrouveront sur l’album « Empire », qui sortira au mois de juin. Les deux artistes se confient en interview pour Pure Charts.

Arielle Dombasle & Nicolas Ker par Charlélie Marangé

Après “La rivière atlantique“, qu’est ce qui vous a donné envie de collaborer à nouveau ensemble sur ce nouvel album “Empire” ? Lequel de vous deux était à l’origine de ce retour ?

Nicolas : Je comptais faire un album solo nommé “Empire”, et un soir il m’a paru évident que nous devions le faire ensemble Arielle et moi, sans logique aucune.

Arielle : On ne peut pas parler de logique en effet mais d’évidence. C’est vrai, entre nous, c’est une évidence. L’écriture a commencé il y a trois ans, l’inspiration de Nicolas est toujours fulgurante et radicale. Je ne savais pas qu’il avait décidé ça en une nuit. (rires)

Sur “Just Come Back Alive“, on identifie des sonorités plus synthétiques et un peu moins “rock” que sur “Endless Summer” par exemple. Il faut s’attendre à un nouvel album plus électro ?

Nicolas : Non, je le sentais beaucoup plus rock.

Arielle : Oui sans doute plus électro façon trilogie berlinoise. C’est advenu en studio, lors des longues et géniales séances avec Mark Kerr et Jeff « Eat Gas » Dijoud en réalisateur, Henri-Philippe Graetz au violon et Arnaud Roulin aux claviers… Il y avait des séances new wave, pop gothique, psychédélique avec Nick Cave and the Bad Seeds, Robert Smith, Joy Division, Brian Eno sans oublier Ziggy Stardust le héros de Nicolas, en fantômes invités.

Vous aviez peur de vous répéter ?

Nicolas et Arielle : Absolument pas.

Arielle : Mais nos musiciens sont les mêmes depuis “La rivière atlantique“, “Alien Crystal Palace” et deux-trois bandes son de films all together.

C’est un projet écrit à quatre mains et chanté à deux voix. Lequel de vous deux inspire le plus l’autre ? Qu’est-ce que vous vous apportez réciproquement ?

Arielle : Non, c’est un projet à douze mains comme les douze apôtres du Christ. “It Takes Two to Tango”, c’est un dialogue parfois muet entre nous deux avec toujours à l’unisson les mêmes exaltations, les mêmes transes et exigences. Communication à demi-mots et au quart de soupir, c’est copernicien pour Nicolas et transe tout court pour moi.

Il y a un titre en français sur “Empire”, dont le nouveau single “Le grand hôtel“. Pourquoi avoir fait un pas de côté par rapport à l’anglais ?

Nicolas : Ce n’est pas, de loin, la première fois que j’écris en français.

Arielle : Ce titre a été composé par Nicolas quand il sortait de l’adolescence, un de ses tout premiers titres, je l’ai tout de suite aimé et c’était un peu miraculeux de le retrouver à des années lumières sur notre album Empire. Moi j’ai l’impression d’avoir chanté pour la première fois en français avec lui alors que Philippe Katerine m’a écrit un album tout entier que j’ai chanté avec jubilation, “Glamour à Mort !“, sans m’en apercevoir.

Votre album est un projet exigeant : mélancolique, poétique, quasi littéraire et rock, en décalage avec ce qui est populaire commercialement actuellement. C’est un obstacle pour toucher un large public ?

Nicolas : Je ne tente que des réaliser des œuvres intemporelles.

Arielle : On écrit, on compose, on chante, on fait des films pour ne faire battre qu’un seul cœur peut-être… mais qui battra à vous faire déchirer la poitrine. On entent souvent “votre musique, ça déchire” !

Nicolas, comment expliquez-vous que l’esprit de Poni Hoax vive à travers des collaborations actuelles comme avec Arielle, mais aussi les autres membres du collectif avec Alain SouchonCharlotte Gainsbourg ou Camelia Jordana ?

Nicolas : Chacun fait ce qu’il peut et souhaite.

Une reformation du groupe est-elle prévue ?

Nicolas : Une reformation de Poni Hoax me semble improbable, même, si personnellement j’en serai ravi.

Arielle, on vous a entendue dans de nombreux registres musicaux mais de mémoire jamais sur des musiques urbaines. Aujourd’hui, on assiste à des collaborations étonnantes comme Nekfeu et Vanessa Paradis. C’est envisageable ?

Arielle : J’ai déjà chanté avec Mokobé qui fait partie de la musique dite urbaine, c’était si chouette cette rencontre transcontinentale. Il y en aura d’autres bien sûr… Moi vous savez l’histoire même de la musique c’est des crossover de styles et de rencontres. Il me semble que c’est la nature de la musique et sa vocation première.

Votre association évoque les Murder Ballads de Nick Cave où figurait le merveilleux duo « Where the Wild Roses Grow » avec Kylie Minogue. C’est d’ailleurs très frappant sur « Point Blank » du précédent album. La comparaison avec Nick et Kylie vous plait ? Que pensez-vous de leurs carrières respectives ?

Arielle : Je les adore tous les deux, leur rencontre était là aussi une inspirante évidence mais je ne réfléchis jamais en terme de carrière.

Nicolas : Une carrière est un endroit d’où on extrait du marbre ou du calcaire. (rires)

Après votre film « Alien Crystal Palace », est-il prévu de décliner « Empire » en projet cinématographique ?

Nicolas : Je travaille sur ma propre version de “Barbe Bleue”.

Arielle : Et moi sur une petite sirène revisited, peut-être que les deux projets se rencontreront dans un espace interstellaire. Who knows …

Vous aviez donné des concert pour « La rivière atlantique », notamment avec une résidence au Salo à Paris. Vous allez défendre ce projet sur scène à nouveau ?

Nicolas : Oui, définitivement.

Arielle : Oui bien sûr, les concerts prévus ont été stoppés à cause de l’enfermement mais ça va être intense et trans garanti.

Emission en confinement sur Villages FM

Arielle Dombasle et Nicolas Ker étaient les invités de l’Emission en Confinement sur Villages FM, l’occasion pour le duo d’évoquer la sortie de son prochain album Empire le 19 juin prochain.

De La Rivière Atlantique jusqu’à l’Empire, en passant par Alien Crystal Palace, Les Grosses Têtes ou encore Danse avec les Stars, Arielle Dombasle a évoqué tous les aspects de sa carrière.

“Empire est un album qui est extraordinairement romantique et exalté. C’est un album fait pour les grands solitaires, les vulnérables, les amoureux, les abandonnés… mais aussi pour les êtres sensibles !”

Arielle Dombasle.

Une émission à écouter en intégralité ci-dessous :

Découvrez « Le Grand Hôtel » le deuxième extrait d’Empire, le nouvel album d’Arielle Dombasle & Nicolas Ker (sortie le 19 juin 2020) :

Passez les portes du “Grand Hôtel” d’Arielle Dombasle et Nicolas Ker (Les Inrocks)

Après avoir dévoilé le clip de Just Come Back Alive le mois dernier, la paire formée par Arielle Dombasle et Nicolas Ker revient avec un deuxième single, Le Grand Hôtel. Les deux titres sont extraits du prochain album du duo, Empire, qui paraîtra le 19 juin prochain.

Exprimant une perte de repères et une forte solitude, le titre et le clip arborent des couleurs sombres et inquiétantes. Entre nostalgie et sensualité, la vidéo, réalisée par Arielle Dombasle, offre la vision en huis clos d’un monde nocturne et oppressant.

Le disque Empire succédera à La Rivière Atlantique, disque d’une précédente alliance entre Dombasle et Ker, en 2016.

Arielle Dombasle et Nicolas Ker sont-ils des vampires ? (Soleil Rouge)

Pour cette nouvelle collaboration musicale, Nicolas Ker et Arielle Dombasle mettent des mots et des sons sur leur attirance pour les profondeurs de notre monde. Dans une quête artistique abyssale, ces anti-conformistes à leur manière partent de la simplicité de la matière liquide pour remonter jusqu’à la complexité de la création. Les onze titres de l’album, dont Le Grand Hôtel, sorti aujourd’hui, sont aussi aériens que poétiques. Voyage au centre de l’Empire. 

Arielle Dombasle et Nicolas Ker par Dahmane pour Closer

Vos enfances sont similaires. Arielle, vous avez grandi au Mexique. Nicolas, au Cambodge et avez tous deux emménagé en France à l’adolescence. Arielle, votre album Diva Latina est entièrement en espagnol. Nicolas, pour ce nouvel album (Empire), c’est la première fois que vous écrivez une chanson en français mais cet album en duo reste majoritairement anglophone. Est-ce que voguer entre plusieurs cultures, et plusieurs langues, permet de développer plusieurs personnalités ? 

Nicolas Ker: Je tiens à signaler que j’ai écrit beaucoup de paroles en français, cela m’est aussi facile qu’en anglais ; par contre je préfère ma voix anglophone donc l’utilise quasiment systématiquement. Pour ce qui est des langages, chaque langue fait jouer différents circuits synaptiques : on perçoit le monde différemment suivant qu’on le pense en une langue ou en une autre, il en est de même pour nos propres émotions et sentiments. Ne commençons même pas sur l’impact singulier d’une culture comprise sur notre personnalité. Oui, je suis plusieurs.

Arielle Dombasle: Oui, je suis un oiseau passablement exotique. Il me semble que la situation étrangère est partout la meilleure. Je me suis toujours sentie au carrefour de trois cultures: la catholique baroque mexicaine, le Grand Siècle français, et le kinky kitsch américain.

Vos personnalités scéniques et médiatiques, ont fini par transcender pour chacun d’entre vous votre image (publique au moins). Façonnez-vous une certaine idée de l’artiste français.e ou est-ce l’inverse ?

A: Je me reconnais dans des inspirations paradoxales: Je suis une Autre, et française d’adoption.

N: Même si le rock’n’roll (une de mes inspirations primale) est d’obédience anglo-saxonne, je suis également saturé d’écrivains français. Il me semble être un artiste français s’exprimant en un autre idiome. J’habite ici. 

L’Empire est ce que l’on bâtit, dirige, érige, puis dont on perd le contrôle puisqu’il nécessite d’être partagé d’une certaine manière pour exister. Le choix de ce mot pour votre nouvelle collaboration est-il une métaphore de l’album lui même ? Des carrières artistiques en général ?

N: L’Empire est le règne matériel, le Malkuth des kabbalistes, le Samsara bouddhiste. Je le considère comme carcéral, au contraire d’Arielle qui le parcourt avec ravissement.

Si l’alliance autour de cet album est décrite comme une aventure terrestre entre deux citadins, c’est pourtant aux fonds marins que vous dédiez Empire mais également votre album commun précédent La Rivière Atlantique. En plus d’être vitale, l’eau est-elle une matière inspirante ?

A&N: Elle l’a été pour nous deux, en tout cas. C’est depuis un cristal collectif généré par tout que surgissent. L’ Empire englobe toute matière, autant celle d’un homme, que celle d’un loup, d’un champignon, d’un grain de sable ou d’une nano-particule. 

Arielle, vous poétisez votre engagement pour la protection des océans sur les réseaux sociaux en laçant le hashtag #jesauveunesirène et en vous mettant en scène comme telle dans le clip de « We bleed for the Ocean », justifiant cette représentation par une forme de mythe qui remonterait à votre enfance et se matérialiserait jusque dans votre prénom. Comment l’imaginaire tient-il sa place dans le militantisme écologique ?

A: On dit que l’imagination est la folle du logis. J’en raffole.

Vous défendez la grandeur esthétique contre la médiocrité, la banalité et le conformisme. Comment maintenir un tel projet à l’ère du tout globalisé et accessible ?

N: Ce genre de globalisation des œuvres singulières me semble plutôt être une chance, malgré tous les crimes générés par l’Internet.

A: Minorities are always right.

Les poly-artistes se font lentement accepter en France. Nicolas, vous êtes auteur-compositeur, interprète et réalisateur. Arielle, comme on peut le lire sur votre compte Instagram, vous êtes « actrice, chanteuse, muse (de mode), réalisatrice ». Mais vous êtes également comédienne et danseuse, parfois même qualifiée « d’intellectuelle ». Comment mène-t-on diverses compétences artistiques de front dans le milieu culturel français ?

A: Au Carrefour des Arts, les uns se nourrissent des autres par transfusion sanguine.

N: Tous servent une même vision qui se définit au travers de transmissions, de télégrammes.

Nicolas Ker est un punk reconnu. Mais vous, Arielle Dombasle, avez peu voir jamais été qualifiée ainsi. Pourtant, à travers votre carrière, vous donnez l’impression d’avoir agi uniquement selon vos envies, en étant seulement vous même. Est-ce une forme de contestation ? 

A: Je suis un électron libre, c’est ma plus grande fierté, mon plus grand vertige.

Dans la vie, quand s’arrête le jeu ?

N: Le jeu ne s’arrête jamais. Ici notre crédit est illimité.

A: Au Purgatoire sans doute, en attente du jugement dernier.

Arielle Dombasle & Nicolas Ker (Musiques en Live)

Après 3 ans de collaboration entre Arielle Dombasle et Nicolas Ker, l’album “La Rivière Atlantique” est paru le 14 octobre 2016 ainsi que le film “Alien Crystal Palace” en 2019. Mélangeant le charme et l’excès, le duo publiera son deuxième album commun le 19 juin (“Empire“) et fait patienter son public avec un second single baptisé “Le Grand Hôtel“. L’harmonie et la sensualité dégagent une atmosphère new wave des 11 morceaux d’un disque enregistré avec l’aide du réalisateur de Jeanne Added (Mark Kerr, frère de Jim des Simple Minds) dont une majorité de titres sont anglophones. En plein confinement, ils ont accepté de répondre aux questions de Diego pour Musiques En Live.

Arielle Dombasle dans le clip "Le Grand Hôtel"

DIEGO*ON*THE*ROCKS : Arielle, quels souvenirs conservez-vous du quatuor « Les Parisiennes » en 2018 ? Vous êtes plutôt rock n’roll ou yéyés ?

ARIELLE DOMBASLE : Des séries de scènes éblouissantes de gaîté, de rires et de danses. Un revival des girl-groups des années 60. Pour répondre à votre deuxième question, je ne connais pas les yéyés !

DIEGO*ON*THE*ROCKS : Quelles différences y’a t’il entre « La Rivière Atlantique » de 2016 et votre nouvel album à paraître en juin « Empire » ?

NICOLAS KER : La Rivière Atlantique” était un album plus océanique, habité par un sujet précis qui hante également “Alien Crystal Palace“, le long-métrage d’Arielle. Notre nouvel album “Empire” participe plus de la glaise et des formules kabbalistiques qui engendrent un golem. 

DIEGO*ON*THE*ROCKS : Nicolas, comment t’est venue l’inspiration de ce deuxième album ? Quelle était le rôle d’Arielle Dombasle dans l’écriture ?

NICOLAS KER : L’inspiration vient de Philip K. Dick et de Jim Morrison qui prétendaient tous deux que « le règne matériel est carcéral, ou qu’il peut être une public school dans laquelle le châtiment corporel serait une forme d’éducation ».

Ce n’est pas vraiment un constat que partage Arielle, mais notre télépathie artistique fait qu’elle agissait à un niveau formel : je pouvais dire “la tournure de cette phrase (ou l’utilisation du Fa#m à ce moment-là) n’est pas très heureuse”, et à un bref regard entre nous, je savais immédiatement ce qu’il fallait que je cherche ou fasse, ou si c’était cela précisément. Même si je disposais du final-cut, nous étions tous deux arbitres des élégances. 

DIEGO*ON*THE*ROCKS : Arielle, en quoi diffère une collaboration avec Philippe Katerine d’une autre avec Nicolas Ker ? Comment dirige t’on Nicolas Ker sur un plateau de cinéma ?

ARIELLE DOMBASLE : Ce sont deux cosmos différents et compatibles. On ne dirige pas Nicolas Ker!

DIEGO*ON*THE*ROCKS : Tous deux comment définiriez-vous votre partenaire musical ?

ARIELLE DOMBASLE : La plus belle voix du rock, la morale d’un punk, le talent d’un compositeur de génie. 

NICOLAS KER : Indescriptible! une sorte de sphynx aux griffes rétractées. Mais j’ai l’avantage de connaître ses habitudes! Imaginez une freaky-hippie arborant à son poignet une montre suisse…

Plus personnellement, je dirais qu’Arielle est nocturne, florale, labyrinthique, tout en demeurant accessible.

DIEGO*ON*THE*ROCKS : Vous êtes déjà sortie dans les nuits Parisiennes avec Nicolas ?

ARIELLE DOMBASLE : Je suis sortie dans sa nuit sur scène.

DIEGO*ON*THE*ROCKS : Que pouvez-vous me dire sur le clip « Just Come Back Alive », difficile de savoir où il a été tourné ?

NICOLAS KER : Nous avons passé trois jours à Lisbonne au Portugal. Arielle l’a réalisé et monté avec Thierry Humbert, l’un des cadreurs et monteurs avec qui elle préfère travailler. Ils l’ont filmé à la wild à deux dans des lieux désaffectés, sans aucun folklore lisboète. 

DIEGO*ON*THE*ROCKS : « La Belle Et La Bête » serait-il un titre envisageable pour un futur troisième album ?

NICOLAS KER : Ha non, misère! Certainement pas! Je préférerais même “Laurel & Hardy“, c’est te dire…

ARIELLE DOMBASLE : J’adore « La Belle Et La Bête ».

DIEGO*ON*THE*ROCKS : Nicolas, Que penses-tu du personnage de Berurier Noir dans la chanson « Vivre Libre ou Mourir » qui est psychopathe à 14 ans, alcoolique à 17 et délinquant à 18 ans ?

NICOLAS KER : Pour te répondre, je citerai pour cela un passage d’une chanson de Lou Reed qui s’appelle « Street Hassle » : « You know, some people got no choice, and they can never find a voice, to talk with that they can even call their own, So the first thing that they see, that allows them the right to be, why they follow it, you know, it’s called bad luck. »

DIEGO*ON*THE*ROCKS : Malgré cette « mauvaise chance », on pourrait envisager un futur album de Poni Hoax ?

NICOLAS KER : Poni Hoax a malheureusement splitté il y a maintenant à peu-près trois ans. Personnellement, j’ai toujours trouvé cela dommage et serais prêt à partir sur un 5ème album mais cela ne dépend pas que de moi… Ce que je trouve charmant c’est que le split s’est fait ainsi, sans aucun mauvais sang entre les musiciens. Nous sommes toujours tous restés amis, chacun avec chacun. 

DIEGO*ON*THE*ROCKS : Si vos existences étaient des œuvres d’art, quelles seraient-elles ?

ARIELLE DOMBASLE : Les fleurs du mal” de Charles Baudelaire.

NICOLAS KER : Guernica” (Picasso) , “Don Quichotte” (Cervantes) et “Molloy” (Beckett), un hybride des trois. 

Arielle Dombasle & Nicolas Ker par Charlélie Marangé

DIEGO*ON*THE*ROCKS : Pour finir, qui sont vos héros rock n’roll ?

ARIELLE DOMBASLE : Nick CaveJoy Division, Bowie et Nicolas Ker. 

NICOLAS KER : Jeffrey Lee Pierce du Gun Club et Vince Taylor quand il commençait à devenir plus âgé.

DIEGO*ON*THE*ROCKS : Merci pour cette interview, bon confinement et à bientôt peut-être sur scène…

  • Nouveau single : “Le Grand Hôtel” – 24 avril 2020
  • Nouvel album : “Empire” – 19 juin 2020 (Barclay)
  • Remerciements : Marie Britsch.
  • Photos : Charlélie Marangé
  • Relecture : Florence R.

Arielle Dombasle et Nicolas Ker vous ouvrent les portes du « Grand Hôtel » !

Arielle Dombasle et Nicolas Ker révèlent aujourd’hui « Le Grand Hôtel », un nouvel extrait de leur album Empire.

Clip "Le Grand Hôtel" d'Arielle Dombasle & Nicolas Ker

Après leur précédent single « Just Come Back Alive », troublant voyage initiatique dans des espaces déserts, le duo dépose maintenant armes et bagages dans un « Grand Hôtel ». Nouvelle expérience de l’errance mais cette fois-ci dans un lieu clos. Ici, il est question de solitude bien-sûr mais aussi de transcendance, de sublime…

Découvrez « Le Grand Hôtel », le deuxième single extrait d’Empire, le nouvel album d’Arielle Dombasle et Nicolas Ker (sortie le 19 juin 2020).

https://arielledombasle.lnk.to/LeGrandHotel

Pochette du single "Le Grand Hôtel" d'Arielle Dombasle et Nicolas Ker