Biographie

Artiste polymorphe aux nombreuses facettes, Arielle Dombasle passe aisément de la comédie à la réalisation en passant par la mise en scène ou encore le chant, sa véritable passion.

Née en Amérique, élevée au Mexique, Arielle Dombasle puise dans son multi-culturalisme ce grand-écart permanent qui lui est propre.

Arielle Dombasle chante Amor Amor en 2004

Elle fait ses premiers pas aux côtés de Fabrice Luchini dans le film d’Eric Rohmer Perceval le Gallois avant de conquérir Hollywood dans les séries à succès Deux Flics à Miami et Lace : Nuits Secrètes.

Mais c’est en France qu’elle poursuit sa carrière aux côtés des réalisateurs les plus prestigieux tels qu’Alain Robbe-Grillet, Raoul Ruiz, Claude Lelouch et Jean-Pierre Mocky, entre autres.

C’est avec Un Indien dans la Ville puis Astérix et Obélix qu’Arielle Dombasle rencontre ses premiers succès populaires qui feront d’elle une personnalité française incontournable. Non seulement actrice, mais aussi réalisatrice, c’est à l’âge de 20 ans qu’Arielle Dombasle réalise son premier long métrage Chassé-Croisé. S’en suivront Les Pyramides Bleues (avec Omar Sharif), Opium, un hommage à Jean Cocteau et Alien Crystal Palace sorti en salles en 2019.

Arielle Dombasle au Crazy Horse en 2007

C’est aussi dans le chant qu’Arielle Dombasle exprime son talent : ses premiers albums Liberta et Extase seront tous deux disque d’or puis Amor Amor avec lequel elle décroche un disque de platine puis de diamant. Par la suite, C’est si Bon, l’emmènera sur la scène de Crazy Horse, où elle sera meneuse de revue. Elle sera aussi le personnage principal de La Belle et la Toute Petite Bête et de Don Quichotte contre l’ange Bleu, opéras de Jérôme Savary.

Après avoir collaboré avec Philippe Katerine sur Glamour à Mort !, suivront Diva Latina, Arielle Dombasle by Era et French Kiss. En 2014, Arielle Dombasle rencontre Nicolas Ker au Cirque d’Hiver, ce dernier lui écrira l’album La Rivière Atlantique.

Arielle Dombasle est une des « personnalités » des Grosses Têtes depuis 2016. En 2017, elle participe à la grande aventure Danse avec les Stars et réalise son nouveau long métrage, Alien Crystal Palace. Parallèlement, elle forme, avec Mareva Galanter, Inna Modja et Helena Noguerra, le nouveau quatuor Les Parisiennes.

Début 2019, Arielle Dombasle sort Alien Crystal Palace que le magazine Technikart qualifie de “film le plus psychédélique de ce nouveau millénaire.”

C’est en 2020 qu’Arielle Dombasle et Nicolas Ker renouvellent leur collaboration musicale avec un nouvel album Empire (Barclay) plébiscité par la critique.

Arielle Dombasle, très rock’n roll (VSD)

Elle a chanté l’opéra et Cole Porter, dansé nue et défend toujours bec et ongles son BHL d’époux. Aujourd’hui, elle se lance dans le rock’n roll.

Arielle Dombasle dans le clip "My Love for Evermore"

Préférant s’amuser que se prendre au sérieux, Arielle Dombasle est un esprit libre et ses projets ont le don de toujours surprendre. Voire d’agacer. Pour le dernier en date, un disque de rockabilly, elle s’est associée avec l’une des formations les plus réputées du moment, les Hillbilly Moon Explosion. Rencontre avec la dernière diva, qui nous reçoit en grillant une cigarette dans le salon boudoir d’un hôtel parisien. Elle a tout son temps. Légèrement intimidé, on lui demande si le vouvoiement est de rigueur. (Avec mon mari on se vouvoie mais avec mes musiciens on se tutoie. Vous faites comme vous voulez.” On opte pour la marque de respect.

Arielle Dombasle dans VSD le 17 novembre 2015 (double page)
Arielle Dombasle dans VSD le 17 novembre 2015 (dernière page)

Découvrez French Kiss, le nouvel album d’Arielle Dombasle & The Hillbilly Moon Explosion :

Inclus le single “My Love for Evermore” avec Nicolas Ker :

Arielle Dombasle embrasse le rockabilly (Paris Match)

Après l’électro ou les musique latines, la plus sympathique de nos divas s’attaque au rockabilly. Un disque délirant… à l’image de la dame.

Arielle Dombasle, Nicolas Ker & The Hillbilly Moon Explosion

Arielle Dombasle souffre d’une étrange maladie : la schizophrénie musicale. A chaque enregistrement, elle aborde un genre différent qui a peu à voir avec le précédent. C’est ainsi qu’on l’a connue diva latina, cantatrice classique versant dans l’électro, torch singer, extraterrestre imaginée par Philippe Katerine. La voilà qui revient en chanteuse rockabilly entre Wanda Jackson et « Annie du Far West ». « Il n’y a pas une logique dans mon chemin mais quelque chose qui va de soi, dit-elle. Je suis mes envies, je parcours des cosmos que j’aime et j’interprète ce que je veux. Ma voix est le trait d’union. J’ai appris l’opéra à cause de cette voix. La voix est comme un cheval fou qu’on réussit d’abord à dompter. Puis on lui apprend à faire des figures. Le rockabilly n’est pas une suite illogique car, dans mon précédent enregistrement, je chantais Nat King Cole. Ces deux périodes se touchent. Là, nous sommes dans les années 1950 et cela arrive juste après mes revisites des univers sud-américains des années 1930 et 1940. »

Et le plus remarquable, c’est qu’une fois encore elle aurait tout pour être ridicule mais ne l’est pas. Arielle Dombasle ressemble à un personnage de bande dessinée qui peut se permettre toutes les excentricités, taquiner toutes les outrances, prendre toutes les poses. « Je ne pense pas être dans l’outrance, estime-t-elle, j’essaie de rentrer dans un univers avec des points signifiants d’une époque mais en les réinvestissant d’une manière moderne. Ce n’est pas de la copie, c’est de l’évocation. Quand j’ai fait mon disque avec Philippe Katerine, j’ai décontenancé les gens, concède-t-elle. Mais c’était plus parce que, pour la première fois, je chantais en français. Je suis américaine, après tout, le français est ma deuxième langue. » Son nouvel album a été enregistré avec le Hillbilly Moon Explosion, un quartet suisse qui explore et ressuscite – entre les Stray Cats (mais en moins virtuose) et Wanda Jackson (mais en plus jeune) – cette musique, un mélange de rock’n’roll, de country, de boogie-woogie et de western swing, qui enflamma l’Amérique du début des fifties, avant qu’Elvis ne vienne tout balayer.

« Ma rencontre avec les Hillbilly est une continuité. Nous avons fait connaissance à un concert en Suisse, réalisé tout de suite que nous aimions les mêmes choses et c’est ainsi que ce projet est né il y a deux ans et demi. Je ne sais pas pourquoi on s’étonne de mon parcours. Les cantatrices passent constamment d’une époque à l’autre quand elles chantent Wagner un soir et Puccini la semaine suivante. Ce projet est un revival où tout est original (il n’y a qu’une reprise), ici pas de copier-coller ou de vêtement de récup. C’est du rockabilly revu par Tarantino. C’est aussi la musique des rebelles. » Quand l’aventure rockabilly sera terminée, Arielle s’attaquera au rock gothique. Avec un maquillage façon Siouxsie, et des piercings partout ? Du fun en perspective !

Découvrez l’album French Kiss d’Arielle Dombasle & The Hillbilly Moon Explosion :

Inclus le single « My Love for Evermore » avec Nicolas Ker :