
Modèle, cantatrice, actrice, muse adulée par un grand nombre d’artistes, Arielle Dombasle est un personnage insaisissable. Sa vie est comme un roman. Née le 27 avril 1958 dans à Norwich, Connecticut (USA), c’est au Mexique qu’elle sera élevée. Grands-parents ambassadeurs de France, père industriel, archéologue et grand collectionneur d’art précolombien, elle grandit au milieu d’idoles Aztèques, Mayas, Olmèques, dans un pays ultra catholique qui la marquera à jamais. Quinze ans de danse classique. Etudes au lycée franco-mexicain. Trilingue issue de trois cultures, (français, anglais, espagnol). En 1976, à l’âge de 18 ans elle quitte le Mexique pour suivre à Paris des études de musique et des cours de chant. Théâtre, danse, bientôt cinéma. Eric Rohmer l’engage pour jouer et chanter dans Perceval le Gallois. Suivront quatre films avec lui. Puis très vite, d’autres grands cinéastes : Roman Polanski, Alain Robbe-Grillet, Raoul Ruiz, Cédric Kahn, Patrick Mimouni ou John Malkovich. Arielle Dombasle deviendra d’autant plus incernable qu’elle virevolte sans crainte entre les feux souvent trompeurs des apparences.
Arielle Dombasle apparaît à l’écran, en 1978, dans Perceval le Gallois d’ Eric Rohmer qui deviendra l’un de ses réalisateurs-fétiches. Ce maître de la Nouvelle Vague lui offrira un rôle, écrit vingt ans plus tôt pour Brigitte Bardot, dans Pauline a la plage, puis il la retrouvera pour Le Beau Mariage et, en 1993, pour L’ Arbre, le maire et la médiathèque. Avec son mélange unique de candeur et de sophistication, l’actrice devient l’égérie d’un cinéma littéraire et exigeant d’Alain Robbe-Grillet à Peter Handke. Elle est également une figure familière de l’univers baroque du chilien Raoul Ruiz, Le Temps retrouvé, Fado, majeur et mineur et en 2001, Les Ames fortes.
Mais celle qui a longtemps eu l’image d’une actrice intellectuelle participe, dans les années 90, à plusieurs comédies à très grand succès, telles qu’ Un indien dans la ville de Hervé Palud en 1994 et Astérix et Obélix contre César de Claude Zidi, dans lesquelles on la découvre avec un talent insoupçonné pour la comédie.
Curieuse et passionnée, elle sera une des toutes premières jeunes actrices à passer derrière la caméra pour réaliser Chassé-croisé (1982) et (1988).
Prix Ours d’Argent au Festival de Berlin pour Pauline à la plage, 1er Prix du Festival de New York pour Miroslava d’Alejandro Pelayo en 1993, nommée au César de la meilleure actrice pour le film de Cédric Kahn L’ennui, Prix de l’actrice la plus romantique au Festival de Cabourg pour Les Ames fortes de Raoul Ruiz, elle reçoit, en 2007, la Légion d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. Personnalité hors-normes, elle a été très vite un personnage culte.
Le 19 juin 1993, elle épouse le philosophe Bernard-Henri Lévy.
Après une brillante incursion à la télévision américaine pour laquelle elle interprétera un des rôles principaux dans Lace, fameuse saga aux records de 65 millions de spectateurs, phénomène de TV américain, et un épisode de Miami Vice, très en vogue, Arielle Dombasle saura aussi incarner à la télévision des personnages légendaires tels que Sissi, impératrice rebelle de Jean-Daniel Verhaeghe en 2004 et Milady de Josée Dayan en 2006.
Mais il serait vain d’essayer d’identifier et de classer une personnalité aux identités si diverses et énigmatiques : c’est dans le chant qu’elle montrera toute l’étendue de son mystère et de son talent. Quatre albums (Extase, Liberta, Amor Amor, C’est si bon) couronnés de succès, trois disques d’or et un double disque de platine. Des salles combles pour ses concerts dans toute la France et à l’étranger, l’Olympia, en 2005, le théâtre des Champs Elysées en 2006.
Après l’évènement de ses concerts à Broadway, en septembre 2006 au mythique Supper Club de New-York, suivront une série de concerts et de succès internationaux (Canada, Turquie, Grèce).
Rebaptisée Dolorès Suggar Rose, en février 2007, pour son triomphal passage au Crazy Horse, temple du nu parisien, Arielle Dombasle, en live et accompagnée des légendaires danseuses, interprètera quelques-unes de ses titres dans des tableaux d’une sensualité brûlante mise en scène par Molly Molloy. « Arielle Dombasle au Crazy Horse », DVD sorti en décembre 2007, nous restitue les moments les plus show de son spectacle, à guichets fermés.
Après avoir joué dans la belle et la toute petite bête (2003) de Jérôme Savary, à l’Opéra Comique, elle triomphe au Théâtre de Paris, à ses côtés, en 2008, durant 80 représentations, dans une fable musicale, unanimement saluée par la presse, « Don Quichotte contre l’Ange bleu », où elle interprètera du Marlène Dietrich.
Son nouvel album Glamour à mort écrit et réalisé par Philippe Katerine. Et Gonzales (Sony-Colombia) a été salué unanimement par la presse. Album mystico-pop dont les arrangements de Gonzales et mixe de Renaud Letang, est qualifié comme « l’album de l’année ».
Ange de lumière ou étoile du soir sous les sunlights des cabarets, elle est décidément la plus irrésistible des divas des temps modernes.
Arielle Dombasle vient de triompher à la Cigale les 24 et 25 mars 2010 avec son LIVE GLAM VIDEO SHOW, concert-show exceptionnel, où elle interprétre, entourée de ses musiciens ses plus grands titres : de Glamour à mort à A la Néanderthal… de Amor Amor à Quisas… Deux heures de show live avec des images étonnantes. Un spectacle intergalactique, au pays du glam, de la pop électrique, et du sun latino.
<«Au cinéma, le mensonge n’est pas l’inverse de la vérité, mais l’apprentissage de la vérité : d’une vérité maladroite, quand elle nous intéresse ; d’une maladresse qui fait l’intérêt de cette vérité. Voilà un enjeu qu’Arielle comprend mieux que personne, et où elle se comprend, sans qu’il soit besoin d’en dire davantage : ce qui la rend si magnifique et si essentielle. Car cette actrice n’a peur de rien, semble-t-il, portée par un défi mystérieusement ancré en elle, tellement qu’en sa compagnie on se sent soi-même visé et poussé par ce défi. Voilà pourquoi j’ai toujours le trac avec elle. Dans sa manière d’être belle – dans sa manière d’animer en elle une incertitude vitale – s’éprouve une révérence de civilisation et d’humanité, de tendresse humaine, autant qu’une tendresse humaine est possible, d’où émane une toute-puissance obstination mentale et sentimentale. Arielle, sublime proue, ne fend pas seulement l’espace-temps ordinaire ; elle pénètre la dimension amnésique d’un splendide sillage, comme si toutes les femmes et tous les rôles en elle se projetaient dans sa matière mouvante, ondulante, vibrante, de toutes leurs forces du vivant. Arielle : une épiphanie, désormais la seule possible, et la seule qui importe au fond : le Féminin. »
Patrick Mimouni
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Le 16 juillet 2010 – Arielle Dombasle au Festival de Lacoste – Pierre Cardin
24 juin 2010
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Exceptionnel ! Arielle Dombasle en concert à Genève le 27 octobre 2010
Le 16 juillet - Festival de Lacoste
Le 16 juillet 2010 – Arielle Dombasle au Festival de Lacoste – Pierre Cardin
Le 2 juin 2010
Concert hommage à Serge Rezvani avec Arielle Dombasle au Trois Baudets 20H30

