Pimprenelle et Nicolas au Marathon des mots (LaDepeche.fr)

Elle a tout tenté Arielle Dombasle: jouer pour Rohmer avec un livre de BHL dans les bras, danser au Crazy Horse, collectionner les disques d’or sur des standards internationaux, être l’ingénue savante de la bande à Ruquier. Sa dernière aventure en date, évoquer en anglais le Mexique de son enfance dans un disque au beau titre de « Rivière Atlantique », elle l’a tentée avec Nicolas Ker, enfant réputé terrible du groupe Poni Hoax. Et tous les deux ont clôturé le Marathon des Mots dimanche soir au Sorano. Naissance d’un duo pop? Peut-être pas, il y en a déjà beaucoup sur le marché, mais une performance rock ‘n roll qui les vit, elle en combi lamée, tenter de danser sur la pointe de ses semelles compensées, menacée par les déplacements mal assurés de son auteur et partenaire qui s’accroche à son cou et interrompt les sauts vers le ciel de sa marelle imaginaire. Et les chansons? De beaux morceaux, souvent de bravoure, des tempêtes dans un été sans fin (« endless summer ») sur le mariage d’un violon et d’une batterie, un duo des chats griffes sorties (« Cats from heaven ») puis un solo chacun, lui dans l’ombre de l’avant scène, elle dans les rayons lumineux d’une reprise de Klaus Nomi, mort il y a plus de trente ans. Bravo Pimprenelle et Nicolas! Après vous le marchand de sable ne pourra pas nous endormir.