« La télé, c’est une drogue ». L’interview d’Arielle Dombasle dans le Parisien du 11 février 2013

Arielle Dombasle s’invite ce soir dans l’ultime épisode de «Doc Martin».Elle y retrouve Thierry Lhermitte, vingt ans après «Un Indien dans la ville».

Elle est le « Very Bad Trip » de Thierry Lhermitte. Dans le dernier épisode de la troisième saison de « Doc Martin », ce soir à 20h50 sur TF1, Arielle Dombasle incarne Hortense, une femme fantasque qui débarque à Port-Garrec la veille des noces de Martin Le Foll en prétendant être l’épouse légitime du médecin : ils se seraient mariés un soir de débauche à Las Vegas, union fugace dont est né un enfant, Martin junior.

Vous êtes une sorte de trouble-fête dans cet épisode?
ARIELLE DOMBASLE.
Oui. (Rires.) J’ai accepté ce rôle pour Thierry avec en tête le couple que nous avions formé au cinéma (NDLR : “Un Indien dans la ville”, en 1994). J’ai trouvé amusant de reprendre en quelque sorte ces personnages. Je l’ai fait par fidélité à la camaraderie et aux sentiments tendres que j’ai envers Thierry, à cet amour entre acteurs.

Vous connaissiez la série?

Non. Je l’ai découverte quand on me l’a proposée. Elle a ce ton de légèreté et d’humour froid à l’anglaise, un peu Buster Keaton aussi. Les personnages sont attachants et un peu farfelus, on voit peu ce genre d’écriture, c’est amusant et réussi.

Hortense pourrait-elle revenir dans une quatrième saison?

A Thierry, je ne dirai jamais non. Le tournage était délicieux, drolatique, comme une partition de musique où deux instruments jouent a tempo, on se connaît, on s’aime bien, donc on s’amuse.

D’ici là, quels sont vos projets?

Je fais surtout de la musique depuis deux ans. Actuellement, je termine mon album, un disque très mystérieux de prières new age, mystique. Il s’intitulera « Prières ». Je le fais avec Era, un groupe très énigmatique que j’ai toujours aimé. C’est Arielle Dombasle by Era. On a enregistré à Abbey Road, à Londres, avec le chœur de la cathédrale de Westminster, c’était formidable. Il paraîtra sans doute en juin.

Regardez-vous la télévision?

Je l’adore, mais je m’en méfie parce que c’est une drogue. J’essaie de la regarder avec parcimonie parce que, sinon, elle m’hypnotise et je ne l’arrêterai jamais. Mais elle est inventive et vivante. Quand on va à l’étranger, on se rend compte à quel point la télévision française est riche. J’aimerais davantage de magazines culturels, bien sûr,; mais je trouve les émissions de variétés de qualité et très amusantes.

Que pensez-vous de « Splash », sur TF1 ?
« Splash », trash, il faut faire attention… C’est comme sur le Net, on trouve à la télévision le meilleur et le pire. Il y a « The Voice » aussi, que l’on voit partout à grand renfort de promotion. Les gens ont envie d’entende des voix ? Eh bien tant mieux puisque j’en suis une, ça me va.

Vous suivez les télé-crochets ?
Non, par manque de temps. Mais je suis sûre que, si je regardais, je serais « hooked », comme on dit en américain, accrochée.

Propos recueillis par Sylvain Merle