Arielle pour le Figaroscope : Paris Kitsch, le démodé à la mode

Nouvelle forme d’art du bonheur ou mouvement nostalgique ? Ce style fait son grand retour dans la capitale. Quand le baroque devient le top de la tendance.

 

 

Kitsch et célèbres : ils n’ont pas peur d’en faire trop

Blonde platine comme Marilyn, musclée comme Madonna, Fifi Chachnil  est la reine des soirées parisiennes et des dessous coquins, libertins, soyeux. À effeuiller avec modération.

Mika est le seul artiste à avoir réussi ce tour de force: écrire des chansons fluo qui tapent autant à l’oreille qu’à l’Å“il.

C’est notre Hollandais national: Dave est tellement sympathique, avenant, souriant, qu’on est prêt à écouter ses chansons trop sucrées (qu’il chante à merveille).

Entre sacré, païen, techno, latino, Arielle Dombasle ose tout oser et tout mélanger, mais toujours avec un petit sourire, car elle n’est pas dupe.

Yvette Horner, flamboyante impératrice du piano à bretelles, est la muse parigote dont n’a pas pu se priver Jean Paul Gaultier.

Cet amoureux du XVIIIe siècle, autodidacte inspiré, grand chineur, le décorateur Jacques Garcia, voit grand et joue sur du velours – rouge opéra.

Très bel homme, Grayson Perry, céramiste vedette de la Young British Generation, s’inspire de Judy Garland quand il s’habille en petite fille pour tous les vernissages londoniens. Les Anglais adorent…

Comme tous les timides qui font des efforts pour sortir de leur coquille, Philippe Katerine soigne le mal par le mauvais goût, quitte à en faire un peu trop. Au-delà de la limite du troisième degré, son ticket n’est plus valable.

Sur scène, Elton John a endossé tous les déguisements possibles et imaginables. Il est la preuve vivante que le ridicule ne tue pas. Tant que ses tenues ne déteignent pas sur ses chansons…

Avec le violoniste André Rieu, la valse viennoise est entrée au stade, et c’est presque avec l’énergie d’un sportif qu’il manie l’archet.

Sébastien Tellier, après la politique et le sexe, s’attaque à la religion et se pose en gourou new age de l’électro. À trop peaufiner ses prêches, il oublie de soigner ses partitions.

 

Article initialement paru sur Le Figaroscope.fr du 23 Avril